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L’AUTOROUTE YAOUNDE – DOUALA : UN MONTANT RECORD EN AFRIQUE POUR LA REALISATION DE LA PREMIERE PHASE.

autoroute-yaounde-douala-img-2Entamée en 2014 pour être livrée en 2018, la réalisation de la première phase du projet de construction de l’autoroute Yaoundé – Douala reste jusqu’à cette date inachevée. Long de 60 km, ce tronçon devrait relier Yaoundé à Bibodi et coûter 338,7 milliards de F CFA, un montant record en Afrique pour la réalisation des infrastructures de même nature. Cependant, avec les nouveaux rebondissements, le prix de la réalisation de cette première phase passe déjà à plus de 423,3 milliards FCFA.

En effet, en 2018, la Banque Mondiale (BM) relevait sur la base des données disponibles que la réalisation d’un  kilomètre de ce tronçon Yaoundé – Bibodi coûtait 11 millions USD (6,5 milliards de F CFA) au contribuable camerounais. Selon la BM, ce coût est déjà « trop élevé » comparativement aux autres projets de même nature réalisés dans les autres pays africains à savoir « 2 milliards de FCFA pour la Cote d’Ivoire » et « 1,7 milliards de FCFA pour le Maroc ». Malgré ce coût trop élevé, la réalisation de ce tronçon autoroutier reste inachevée et le budget prévisionnel a connu une autre augmentation. Les 60 kilomètre coûtent désormais  423,3 milliards FCFA toutes taxes comprises. Ce qui fait en moyen 7,1 milliards de FCFA le prix d’un kilomètre de ce tronçon au Cameroun.

Questionné le 18 juin 2020 devant les représentants du peuple camerounais sur les raisons du retard dans la livraison des 60 premiers kilomètres et de la surévaluation du budget initial, le Ministre des Travaux Publics a expliqué que ces derniers était dus à la « modification du profil en travers de l’ouvrage » exigeant à certains endroits une extension à « 2×3 voies avec une vitesse de référence de 110 Km/h » et aux travaux complémentaires tels que les « raccordements aux autres réseaux routiers existants ».  Selon ses explications, Emmanuel NGANOU DJOULESSI soutenait que, la modification du profil en travers et les travaux additionnels ont entrainé une « énorme variation à la hausse du volume de travaux à réaliser ». Selon le Ministre, la « hausse du volume des travaux » a logiquement entrainé la hausse du budget de départ. C’est quand même une pilule difficile à avaler pour les citoyens camerounais et cela n’échappe pas à l’auteur de l’ouvrage  ‘‘Accordé avec fraude’’ (Ed. Shabel, 2019) qui s’interroge sur le sujet en indiquant que : « même s’il faut prendre conscience que le coût de pareils ouvrages prennent en compte les paramètres qui peuvent changer d’un pays à un autre, on peut quand même être étonné que la différence passe parfois du simple au double voire au triple. C’est assez curieux ». Ce n’est pas seulement Jean-Bruno Tagne qui s’interroge et s’étonne, mais tous les contribuables camerounais.

 

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