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QUELQUES ÉCLAIRAGES SUR LE DÉCHAINEMENT DES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ ARABES CHOAS CONTRE LES FMO À KOUSSERI

extre1-scaledLa ville de Kousseri, chef-lieu du département du Logone et Chari, Région de l’Extrême-Nord du Cameroun, a connu un réveil brutal le matin du 11 janvier 2022. Les membres de la communauté Arabes Choas de la zone se sont mobilisés pour protester contre les Forces de Maintien de l’Ordre (FMO) de la ville suite à l’arrestation d’un membre de leur communauté. Ils ont érigés des barrières constituées des pneus usés mis à feu sur les voies publiques et devant les locaux de certaines administrations. Face à cet affront, les FMO ont procédés à des tirs de feu dissuasifs pour ramener le calme dans la ville. Pour l’heure, aucune perte en vie humaine ni blessé n’a été mentionné et le gouvernement pour l’instant n’a donné aucune communication.

Selon nos informateurs sur place contacté par téléphone, cette protestation a paralysé la ville pendant toute la journée du 11 janvier ; les boutiques n’ont pas été ouvertes, les agences de transports ont été fermés, certaines écoles n’ont pas ouvert leurs portes, les activités économiques et éducatives dans la ville ont été interrompues. Ce n’est que dans la soirée que le calme est revenu.

D’après ces derniers, l’origine du déchaînement des membres de la communauté Arabes Choas de Kousseri serait l’arrestation d’un ex maire de la commune de Makary par les FMO. En effet, depuis les dernières confrontations de décembre 2021 entre les communautés Arabes et les Mousgums/Kotoko, les opérations de « rafles policières » sont menées dans la ville pour anéantir tout foyer de préparation du conflit intercommunautaire et récupérer les armes de guerres qui se trouveraient en circulation dans le département. Pendant cette campagne de rafles policières, l’ex maire de la commune de Makary a été appréhendé. Selon nos sources, des armes de guerre ont été retrouvées dans sa résidence à Kousseri, perquisitionnée par les forces de l’ordre. Nos informateurs explique que « l’ex maire de la commune de Makary serait impliqué dans les meurtres des certains membres de la communauté Mousgoum/Koloko, le trafic d’arme avec les membres de la secte Boko Haram, et qu’il serait le principal distributeur des armes aux membres de la communauté Arabes Choas ».

À cette situation, une question de fond se pose : comment peut-on justifier la protestation des Arabes Choas contre l’arrestation d’un membre de la communauté présumé trafiquant des armes ?

Il faut rappeler que les communautés Arabes Choas et Mousgoum/Kotoko se discutent les terres depuis des lustres (https://rural-info.net/?p=2404). En 2021, les confrontations entre ces deux communautés ont entrainés la mort de plusieurs personnes.

Par Alain DJAWAWALIDJO, Stagiaire.

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