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RAPPORT 2025 -2026 _EARTH CAMEROON_SUR LA SITUATION DU RESPECT DES DROITS DES POPULATIONS RIVERAINES DES PROJETS D’EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE AU CAMEROUN

rapportLA SITUATION DU RESPECT DES DROITS DES POPULATIONS RIVERAINES DES PROJETS D’EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE AU CAMEROUN (2025-2026)

RESUME EXECUTIF

Le rapport 2026 de l’Association Earth Cameroon dresse un état des lieux du respect des droits des populations riveraines des projets d’exploitation des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité au Cameroun. Il s’articule autour de trois axes prioritaires : le conflit homme–faune dans la réserve forestière communale de Kalfou (Extrême-Nord), les remous sociaux liés à l’exploitation des carrières de pierres dans la périphérie de Yaoundé, et une revue croisée des rapports des médias et des organisations de la société civile sur ces enjeux.

À Kalfou, l’analyse combinée des données quantitatives, des observations directes menées dans quinze villages et des témoignages recueillis sur le terrain révèle une convergence de près de 93 % autour d’un même constat : l’incursion récurrente des éléphants détruit les cultures vivrières, menace l’intégrité physique des populations et accélère une précarisation économique et scolaire durable. Face au désengagement des autorités compétentes, le rapport propose le Plan Local d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (PLADDT) comme réponse stratégique, articulant sécurisation des zones à risque et relance des moyens de subsistance.

Autour des carrières de pierres d’Akak et d’Eloumden, le rapport documente des conflits fonciers nés de l’absence d’indemnisation juste et équitable, une redistribution inéquitable des compensations entre autochtones et allogènes, des investissements agricoles compromis et des conditions de travail précaires marquées par l’absence généralisée de contrats. Ces réalités révèlent un cadre normatif pourtant existant — Code minier, lois environnementales — mais insuffisamment appliqué et méconnu des populations riveraines.

La revue des rapports médiatiques et des organisations de la société civile confirme la centralité de ces enjeux dans le débat public camerounais : conflits homme-faune, exploitation minière, foncier rural, application de la loi forestière de 2024 et aires protégées contestées dominent la couverture de presse, tandis que les organisations de la société civile plaident pour une gouvernance durable, la protection des écosystèmes et l’autonomisation des communautés riveraines.

Le rapport formule enfin des recommandations concrètes, notamment à l’endroit du Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF) : opérationnaliser l’article 91 de la Loi minière de 2023 relative à l’indemnisation des riverains, élaborer un référentiel d’évaluation du préjudice, et diligenter des enquêtes dans les sites d’exploitation concernés. Earth Cameroon appelle à une gouvernance renouvelée des ressources naturelles, fondée sur la justice sociale et environnementale, seule capable d’assurer un avenir durable et équitable pour les populations riveraines du Cameroun.

Télécharger ici le rapport en support PDF

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