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	<title>Le RURAL.INFO</title>
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	<description>Bulletin d&#039;information publié par Earth Cameroon</description>
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		<title>La Décision n° 00000349/MINFI du 07 avril 2025 : Portée normative et audit critique de la régulation fiscale</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 18:24:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[MINES]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[La Décision n° 00000349/MINFI du 07 avril 2025 : Portée normative et audit critique de la régulation fiscale Télécharger la décision en PDF ICI]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 data-path-to-node="3"></h2>
<p data-path-to-node="18">La Décision n° 00000349/MINFI du 07 avril 2025 : Portée normative et audit critique de la régulation fiscale</p>
<h2 data-path-to-node="18"><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/decision-n°00000349-du-07-avril-2025-fixant-les-modalites-de-repartition-et-daffectation-prelevements-specifiques-secteur-minier.pdf" target="_blank">Télécharger la décision en PDF ICI</a></span></h2>
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		<title>KALFOU, UNE RESERVE AUX FRONTIERES MOUVANTES : ENTRE LE FLOU ENTRETENU DES LIMITES OFFICIELLES ET LE SOUPÇON D’UNE EXTENSION A PLUS DE 7 000 HA</title>
		<link>http://rural-info.net/kalfou-une-reserve-aux-frontieres-mouvantes-entre-le-flou-entretenu-des-limites-officielles-et-le-soupcon-dune-extension-a-plus-de-7-000-ha/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:32:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[KALFOU, UNE RESERVE AUX FRONTIERES MOUVANTES : ENTRE LE FLOU ENTRETENU DES LIMITES OFFICIELLES ET LE SOUPÇON D’UNE EXTENSION A PLUS DE 7 000 HA  Créée en 1933, la réserve forestière de Kalfou n&#8217;a jamais été conçue à l&#8217;origine comme un sanctuaire pour la grande faune. Elle abrite pourtant aujourd&#8217;hui des éléphants, des girafes et ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/images.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-3287" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/images-300x202.png" alt="images" width="300" height="202" /></a>KALFOU, UNE RESERVE AUX FRONTIERES MOUVANTES : ENTRE LE FLOU ENTRETENU DES LIMITES OFFICIELLES ET LE SOUPÇON D’UNE EXTENSION A PLUS DE 7 000 HA </strong></p>
<p>Créée en 1933, la réserve forestière de Kalfou n&rsquo;a jamais été conçue à l&rsquo;origine comme un sanctuaire pour la grande faune. Elle abrite pourtant aujourd&rsquo;hui des éléphants, des girafes et des lions, dans un espace que rien n&rsquo;a préparé à les accueillir.</p>
<p>En 2012, l&rsquo;État cède la gestion de plusieurs réserves forestières aux communes, dont celle de Kalfou. La décision N°2002/D/MINFOF/SG/DF/CSRRVS, signée le 21 octobre 2012, fixe ce transfert et pose les bases d&rsquo;une convention provisoire entre le Ministère des Forêts et de la Faune et la mairie. Quatre ans plus tard, le 15 février 2016, le Délégué régional des Forêts et de la Faune de l&rsquo;Extrême-Nord signe une attestation de pré-validation des travaux d&rsquo;ouverture des limites. Le document est sans ambiguïté : la réserve compte 4 000 hectares de noyau dur, auxquels s&rsquo;ajoutent 2 424 hectares de zone tampon. Soit un total de 6 424 hectares, matérialisés sur le terrain conformément à la réglementation en vigueur.</p>
<p>Loin de rester une simple donnée théorique, ce chiffre a été confirmé sur le terrain. Lors de l’enquête de terrain, l&rsquo;équipe d&rsquo;Earth Cameroon l&rsquo;a retrouvé, mot pour mot, dans la bouche de plusieurs interlocuteurs distincts. La mairie de Kalfou l&rsquo;a confirmé, de même  que le chef de poste des Eaux et Forêts de Kalfou. Le Délégué départemental des Forêts et de la Faune du Mayo-Danay, enfin, a repris la même limite sans la moindre hésitation. Trois autorités, trois échelons différents, un seul et même chiffre. Cette convergence des déclarations laissait penser que la question des limites de la réserve avait été définitivement tranchée depuis longtemps et ne devait faire aucun objet de débat.</p>
<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/rapport.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3278" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/rapport-211x300.jpg" alt="rapport" width="211" height="300" /></a>Un nouveau chiffre vient relancer le débat et semer le doute. Lors de l’atelier de restitution du rapport 2025-2026 d’Earth Cameroon, le 7 juillet 2026, un acteur clé, engagé dans un projet de restauration et de sédentarisation des éléphants dans la réserve, a remis en cause le consensus établi. Selon lui, la réserve de Kalfou ne mesurerait plus 6 424 hectares, mais plus de 7 000 hectares. En effet, aucun document officiel n’a été présenté jusqu’ici pour étayer cette affirmation. Aucune décision administrative n’est venue expliquer à l’opinion publique l’origine de cet écart de prêt de 1000 hectares.</p>
<p>Cependant, une question mérite d&rsquo;être posée. Si ce chiffre venait à se confirmer, quelle est la véritable intention derrière cette extension unilatérale sans consultation des populations riveraines ? En effet, un écart de cette ampleur loin d’être un simple arrondi administratif, interroge directement les intentions de l&rsquo;État sur l&rsquo;avenir de cette réserve.</p>
<p>Personne, à ce jour, n&rsquo;a expliqué publiquement pourquoi ce chiffre surgit, ni pourquoi il n&rsquo;a jamais figuré dans aucun texte officiel connu. Le silence qui entoure cette question nourrit les soupçons d&rsquo;une extension programmée, préparée en dehors de tout débat avec les premiers concernés. Il convient donc de noter que cette hypothèse d&rsquo;extension se heurte à une réalité déjà critique. Le nombre d&rsquo;éléphants en divagation à Kalfou dépasse aujourd&rsquo;hui plus de 400 individus, dans un espace contigu, inextensif et faisant déjà l’objet de controverse</p>
<p>Chaque temps, ces animaux franchissent la réserve à la recherche d&rsquo;eau. Les champs sont ravagés, les greniers détruits, et la cohabitation tourne régulièrement au drame pour les riverains.</p>
<p>Élargir la réserve reviendrait, dans ces conditions, à légitimer davantage d&rsquo;espace pour une faune déjà en surnombre. Ce serait ignorer les préoccupations des populations riveraines qui vivent au quotidien avec cette menace et connaissent aujourd’hui une crise multidimensionnelle, sécuritaire, alimentaire, environnementale, etc insurmontable. Or l&rsquo;extension n&rsquo;est pas, et ne peut pas être, la meilleure réponse à ce problème. Face à plus de 400 éléphants, une réserve de seulement 6 424 hectares, déjà dégradée, fragmentée et d’autres espaces anthropisés, offre un espace manifestement insuffisant pour accueillir durablement une population de plus de 400 éléphants.  Ajouter des hectares supplémentaires ne résout rien ; cela ne fait que déplacer la même crise sur un territoire plus vaste.</p>
<p>De ce fait, la véritable urgence n&rsquo;est pas de repousser les limites de la réserve, mais de répondre à une cohabitation devenue intenable. Aucune extension ne rendra aux populations de Kalfou les champs, les vies et les destructions qu’elles subissent.</p>
<p>Sur le terrain, la position des habitants ne souffre d&rsquo;aucune ambiguïté. Ils ne réclament ni compensation symbolique, ni élargissement des zones de conservation. Ils demandent, d&rsquo;une seule voix, <strong><em>zéro éléphant à Kalfou.</em></strong> Les populations veulent simplement cultiver leurs terres sans craindre de les voir saccagées. Elles aspirent aussi à circuler librement, sans la peur de croiser des éléphants sur leur chemin.</p>
<p>Tant que l&rsquo;État n&rsquo;aura pas clarifié publiquement cette situation, le doute continuera de peser sur ses intentions réelles. Et avec lui, la méfiance d&rsquo;une population qui ne demande qu&rsquo;à vivre en paix sur ses propres terres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Benoit MADAGAL, Stagiaire. </strong></p>
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		<title>MAYO-TSANAGA SOUS LES CENDRES : BOKO HARAM DÉTRUIT, L&#8217;ÉTAT REGARDE</title>
		<link>http://rural-info.net/mayo-tsanaga-sous-les-cendres-boko-haram-detruit-letat-regarde/</link>
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		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 14:26:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture & Elèvage]]></category>

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		<description><![CDATA[MAYO-TSANAGA SOUS LES CENDRES : BOKO HARAM DÉTRUIT, L&#8217;ÉTAT REGARDE Plus de 50 villages abandonnés, des milliers de déplacés, et le silence coupable d&#8217;un État absent Le terrorisme de Boko Haram n’est plus une menace lointaine. Dans le département du Mayo-Tsanaga, il est devenu une réalité quotidienne. Pour rappel, Boko Haram est né au Nigeria, dans ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/image-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3285" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/image-3-300x225.jpg" alt="image 3" width="300" height="225" /></a></strong><strong>MAYO-TSANAGA SOUS LES CENDRES : BOKO HARAM DÉTRUIT, L&rsquo;ÉTAT REGARDE</strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><em>Plus de 50 villages abandonnés, des milliers de déplacés, et le silence coupable d&rsquo;un État absent</em></strong></span></p>
<p>Le terrorisme de Boko Haram n’est plus une menace lointaine. Dans le département du Mayo-Tsanaga, il est devenu une réalité quotidienne. Pour rappel, Boko Haram est né au Nigeria, dans l&rsquo;État de Borno, au début des années 2000. En 2014, la secte islamiste franchit la frontière. Le mont Gossi dans le village de Tourou, situé à environ 35km de l&rsquo;arrondissement de Mokolo, est la première localité camerounaise frappée.</p>
<p>Depuis 2014, des centaines de combattants de Boko Haram se sont établis sur le mont Gossi à Tourou, jusqu’aujourd’hui, les attaques connaissent leur pic. Boko Haram ravage. Les attaques se succèdent. Ils brûlent, tuent, pillent, violent les femmes et kidnappent. Ils s&rsquo;attaquent aux champs, aux marchés, aux lieux de culte, aux postes de gendarmerie, aux établissements scolaires, aux centres de santé. Les années passent. Les victimes s’accumulent. Les villages se vident progressivement, populations massacrées, terres abandonnées. Presque 13 ans après les premières attaques, pas toujours de réponse durable. Le silence, lui, demeure toujours.  Le Mayo-Tsanaga agonit. Et personne, ne semble s&rsquo;en émouvoir.</p>
<p>De Mokolo à Koza, jusqu’au Mayo-Moskota, le tableau est celui d&rsquo;une désertion territoriale sans précédent. Plus de 50 villages du Mayo-Tsanaga ont été totalement ou partiellement abandonnés par leurs habitants. Parmi eux, nous pouvons citer : Gossi, Tourou, Vizik, Ldamang, Magoumaz  Ldubam, Dinglding, Chougoulé, Oupai, Houdahai, Vouzoud, Ldama, Ziver Montagne, Houva, Gouzda Wayam, Tchébé-Tchébé, Koza, Locktcha, Toufou, Guedjele-Guibedrom, Zelevet, Krawa-Mafa, Ldaoutsaf,  Merekouet, Dzamadzaf, Hitéré, Bavangola, Vreket, Gouzou-dou etc.</p>
<p>En mai 2022, le cinquième adjoint au maire de Mokolo, Mahadek Nicolo Nouhou, dressait lui-même ce bilan devant le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, lors des Rencontres fraternelles du Mayo-Tsanaga tenues à Tourou et à Mokolo : une dizaine de villages totalement désertés, deux occupés par Boko Haram, sept autres régulièrement attaqués. Ces terroristes sont quasi permanents à Gossi, Toufou 1, Toufou 2, Roum et Hitawa, que les habitants ont progressivement abandonner.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/image-3.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3285" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/image-3-300x225.jpg" alt="image 3" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Depuis, la situation n&rsquo;a fait qu&rsquo;empirer. « <em>Nous sommes abandonnés à nous-mêmes au point de se demander pourquoi nos élus locaux et le gouvernement restent silencieux face à ce qui nous arrive. Est-ce que nous, les filles et fils du Mayo-Tsanaga, ne comptons pas parmi les vrais citoyens camerounais ?</em> » S&rsquo;interrogent les populations de Tourou.</p>
<p>Plus d’une décennie, les populations vivent dans la peur absolue. La nuit, les hommes fuient. Le jour, ils reviennent. Partout, de Mokolo à Koza, les habitants ne dorment plus chez eux. La nuit tombée, ils se réfugient dans les montagnes, partageant les grottes avec les reptiles Sachant les dangers de la cohabitation (morsure, contamination, etc.). C&rsquo;est seulement au lever du soleil qu&rsquo;ils redescendent pour travailler.</p>
<p>Face à des terroristes lourdement armés, l&rsquo;État camerounais déploie des poignées de militaires.À Ldamang et Ldubam, lors de la récente attaque du 18 juin 2026 à 2h du matin où ils ont blessé et kidnappé les villageois, il n&rsquo;y avait que deux soldats sur place. Juste deux. Que peuvent-ils faire face à un groupe des terroristes lourdement armés et équipés ?  Les comités de vigilance, des civils armés de machettes et de bâtons se retrouvent en première ligne face à des assaillants équipés de fusils d&rsquo;assaut.</p>
<p>Le silence des élites locales face à cette situation est une complicité avouée. Le Mayo-Tsanaga compte des nombreuses élites, des hauts cadres administratifs qui peuvent porter les voix et les cris des populations. On les voit aux meetings électoraux. On entend leurs discours. Comme toujours, des promesses vides, profitant ainsi de la vulnérabilité des populations pour leurs fins politiques.</p>
<p>Mais quand Tourou brûle, quand Koza compte ses morts, ces mêmes élites se taisent. Ce silence n&rsquo;est pas une omission. C&rsquo;est un choix politique.Des ministres se sont rendus sur place : des visites, des déclarations, des « rencontres fraternelles ».</p>
<p>Puis plus rien. Les promesses sont restées à Mokolo. Les attaques de Boko Haram, elles, sont toujours là. Mokolo hier. Koza avant-hier. Et demain ? Personne ne le sait. Personne ne peut le promettre.</p>
<p>Plus de 9 000 personnes déplacées par les attaques de Boko Haram n&rsquo;ont toujours pas pu regagner leurs villages. Ce chiffre continue d’augmenter au rythme des incursions. Rien qu’au début du mois de juin 2026, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a recensé 482 nouveaux déplacés, soit 78 ménages, ayant fui les attaques dans les arrondissements de Mokolo, Koza et Mayo-Moskota. Le phénomène dépasse les frontières du département. Début juillet 2026, une autorité communale de Kalfou, dans le département du Mayo-Danay, a indiqué avoir accueilli près de 300 personnes déplacées ayant fui les violences de Boko Haram venant de Mokolo. Kalfou se trouve à environ 210 km par la route de Mokolo, ce qui illustre l’ampleur de l’exode : des familles parcourent plusieurs centaines de kilomètres, abandonnant leurs maisons, leurs terres et leurs moyens de subsistance dans l’unique espoir de trouver un refuge. Cet exil, qui s’étend, témoigne de la gravité persistante de la crise humanitaire.</p>
<p>Ceux qui fuient abandonnent leurs terres, leurs champs et même leurs morts. Ils laissent derrière eux leurs papiers?: des centaines d’actes de naissance et de cartes nationales d’identité réduits en cendres avec leurs maisons. Mais le drame le plus profond est celui des familles séparées. Dans la panique des attaques, des familles se dispersent, certains parents sont contraints de fuir sans possibilité d’embarquer avec eux, leurs enfants. Chacun cherche à se sauver. Des enfants et des adolescents qui ont pu aussi échappé se retrouvent livrés donc à eux-mêmes, privés de protection, d’école et de repères. Que deviendront-ils ? Dieu seul sait. Beaucoup voient leur avenir s’assombrir : certains abandonnent leurs études, d’autres basculent dans le banditisme, tandis que de nombreuses jeunes filles perdent tout espoir d’un avenir meilleur.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/image-2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3284" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/image-2-135x300.jpg" alt="image 2" width="135" height="300" /></a></p>
<p>Le Mayo-Tsanaga se vide. L&rsquo;agriculture s&rsquo;effondre. Les écoles ferment. L&rsquo;économie locale disparaît. Si rien ne change, c&rsquo;est une dépopulation accélérée et irréversible qui attend ce département. L&rsquo;État n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;ignorer ses citoyens parce qu&rsquo;ils vivent loin de Yaoundé. On se demande : Combien de villages devront encore être abandonnés avant que cette crise ne devienne une priorité nationale ?</p>
<p><strong>Benoit</strong> <strong>MADAGAL, Stagiaire.</strong></p>
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		<item>
		<title>RAPPORT DE L&#8217;ATELIER DE RESTITUTION DU RAPPORT EARTH CAMEROON 2025-2026 DU 07 JUILLET 2026</title>
		<link>http://rural-info.net/rapport-de-latelier-de-restitution-du-rapport-earth-cameroon-2025-2026-du-07-juillet-2026/</link>
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		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 12:31:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Rapport d'Activité]]></category>

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		<description><![CDATA[CONCLUSION GÉNÉRALE L&#8217;atelier de restitution du 07 juillet 2026 a permis de jeter une lumière crue sur la détresse socio-environnementale des populations riveraines des projets d&#8217;extraction et de conservation au Cameroun. Qu&#8217;il s&#8217;agisse de la crise humanitaire de Kalfou ou de la spoliation foncière autour des sites d’exploitation des carrières, l&#8217;urgence de l&#8217;action est désormais ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-14.22.39.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3272" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-14.22.39-300x135.jpeg" alt="WhatsApp Image 2026-07-09 at 14.22.39" width="300" height="135" /></a></p>
<p><em><span style="color: #ff0000;"><strong>CONCLUSION GÉNÉRALE</strong></span></em></p>
<p>L&rsquo;atelier de restitution du 07 juillet 2026 a permis de jeter une lumière crue sur la détresse socio-environnementale des populations riveraines des projets d&rsquo;extraction et de conservation au Cameroun. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la crise humanitaire de Kalfou ou de la spoliation foncière autour des sites d’exploitation des carrières, l&rsquo;urgence de l&rsquo;action est désormais documentée et indiscutable. Earth Cameroon et l&rsquo;ensemble des participants appellent les décideurs à transformer ces recommandations en politiques publiques effectives afin que les communautés locales deviennent des actrices, et non les victimes, du développement durable du Cameroun.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/RAPPORT-ATELIER-EARTH-CAMEROON-DU-7-JUILLET-2026.pdf" target="_blank">Télécharger en PDF le rapport de l&rsquo;atelier ici</a></strong></span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>RAPPORT 2025 -2026 _EARTH CAMEROON_SUR LA SITUATION DU RESPECT DES DROITS DES POPULATIONS RIVERAINES DES PROJETS D&#8217;EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE AU CAMEROUN</title>
		<link>http://rural-info.net/rapport-2025-2025-_earth-cameroon_sur-la-situation-du-respect-des-droits-des-populations-riveraines-des-projets-dexploitation-des-ressources-naturelles-et-de-conservation-de-la-biodiversite-au-came/</link>
		<comments>http://rural-info.net/rapport-2025-2025-_earth-cameroon_sur-la-situation-du-respect-des-droits-des-populations-riveraines-des-projets-dexploitation-des-ressources-naturelles-et-de-conservation-de-la-biodiversite-au-came/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 11:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Rapports Annuels]]></category>

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		<description><![CDATA[LA SITUATION DU RESPECT DES DROITS DES POPULATIONS RIVERAINES DES PROJETS D&#8217;EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE AU CAMEROUN (2025-2026) RESUME EXECUTIF Le rapport 2026 de l&#8217;Association Earth Cameroon dresse un état des lieux du respect des droits des populations riveraines des projets d&#8217;exploitation des ressources naturelles et de conservation de ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/rapport.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3278" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/rapport-211x300.jpg" alt="rapport" width="211" height="300" /></a><em>LA SITUATION DU RESPECT DES DROITS DES POPULATIONS RIVERAINES DES PROJETS D&rsquo;EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE AU CAMEROUN (2025-2026)</em></strong></p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>RESUME EXECUTIF</strong></span></p>
<p>Le rapport 2026 de l&rsquo;Association Earth Cameroon dresse un état des lieux du respect des droits des populations riveraines des projets d&rsquo;exploitation des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité au Cameroun. Il s&rsquo;articule autour de trois axes prioritaires : le conflit homme–faune dans la réserve forestière communale de Kalfou (Extrême-Nord), les remous sociaux liés à l&rsquo;exploitation des carrières de pierres dans la périphérie de Yaoundé, et une revue croisée des rapports des médias et des organisations de la société civile sur ces enjeux.</p>
<p>À Kalfou, l&rsquo;analyse combinée des données quantitatives, des observations directes menées dans quinze villages et des témoignages recueillis sur le terrain révèle une convergence de près de 93 % autour d&rsquo;un même constat : l&rsquo;incursion récurrente des éléphants détruit les cultures vivrières, menace l&rsquo;intégrité physique des populations et accélère une précarisation économique et scolaire durable. Face au désengagement des autorités compétentes, le rapport propose le Plan Local d&rsquo;Aménagement et de Développement Durable du Territoire (PLADDT) comme réponse stratégique, articulant sécurisation des zones à risque et relance des moyens de subsistance.</p>
<p>Autour des carrières de pierres d&rsquo;Akak et d&rsquo;Eloumden, le rapport documente des conflits fonciers nés de l&rsquo;absence d&rsquo;indemnisation juste et équitable, une redistribution inéquitable des compensations entre autochtones et allogènes, des investissements agricoles compromis et des conditions de travail précaires marquées par l&rsquo;absence généralisée de contrats. Ces réalités révèlent un cadre normatif pourtant existant — Code minier, lois environnementales — mais insuffisamment appliqué et méconnu des populations riveraines.</p>
<p>La revue des rapports médiatiques et des organisations de la société civile confirme la centralité de ces enjeux dans le débat public camerounais : conflits homme-faune, exploitation minière, foncier rural, application de la loi forestière de 2024 et aires protégées contestées dominent la couverture de presse, tandis que les organisations de la société civile plaident pour une gouvernance durable, la protection des écosystèmes et l&rsquo;autonomisation des communautés riveraines.</p>
<p>Le rapport formule enfin des recommandations concrètes, notamment à l&rsquo;endroit du Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF) : opérationnaliser l&rsquo;article 91 de la Loi minière de 2023 relative à l&rsquo;indemnisation des riverains, élaborer un référentiel d&rsquo;évaluation du préjudice, et diligenter des enquêtes dans les sites d&rsquo;exploitation concernés. Earth Cameroon appelle à une gouvernance renouvelée des ressources naturelles, fondée sur la justice sociale et environnementale, seule capable d&rsquo;assurer un avenir durable et équitable pour les populations riveraines du Cameroun.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/RAPPORT_EARTH_CAMEROON_2025_2026.pdf" target="_blank">Télécharger ici le rapport en support PDF</a></strong></span></p>
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		<title>DIVAGATION DES ÉLÉPHANTS À KALFOU : LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ SE HEURTE À LA SURVIE DES POPULATIONS</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 10:56:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[« Ils ont semé en juin sous un soleil brulant. En septembre, les éléphants sont arrivés. Il ne reste rien. À Kalfou, un passage de pachydermes efface douze mois de labeur. » La protection des éléphants constitue un enjeu indispensable  pour la conservation de la biodiversité au Cameroun. Toutefois, dans l’Extrême-Nord, précisément à kalfou, la récurrence des ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-26-at-11.36.13.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3264" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-26-at-11.36.13-300x226.jpeg" alt="WhatsApp Image 2026-06-26 at 11.36.13" width="300" height="226" /></a>« Ils ont semé en juin sous un soleil brulant. En septembre, les éléphants sont arrivés. Il ne reste rien. À Kalfou, un passage de pachydermes efface douze mois de labeur. »</em></strong></p>
<p>La protection des éléphants constitue un enjeu indispensable  pour la conservation de la biodiversité au Cameroun. Toutefois, dans l’Extrême-Nord, précisément à kalfou, la récurrence des conflits entre les populations et la faune sauvage soulève une question cruciale : une politique de conservation peut-elle vraiment  réussir lorsqu’elle est perçue comme une menace par les communautés riveraines ?</p>
<p>À Kalfou, cette interrogation s’impose au quotidien dans les villages confrontés aux incursions régulières  des éléphants. Les éléphants arrivent, ils détruisent le mil, broient le sorgho, le maïs ; le manioc, le niébé, défoncent les habitations et tuent les gens. Le paysan se retrouve face au néant : une année de travail, de sueur, d&rsquo;espoir, réduite à de la boue et des empreintes des pachydermes.</p>
<p>Au cours de notre enquête dans plusieurs villages de l’arrondissement, un constat général s’est imposé : les populations supportent seules les conséquences des incursions des éléphants.</p>
<p>Résultat : des familles sans réserves alimentaires pour la saison sèche. Des enfants qui partent à l&rsquo;école le ventre presque vide.</p>
<p>Les populations interrogées parlent d&rsquo;une voix unanime : « <em>elles veulent que les éléphants partent. </em><em>Pas de réserve de conservation. Pas de parc. Pas de compensation</em>, s<em>eulement le départ des éléphants de Kalfou </em>». Elles souhaitent avant tout retrouver des conditions de vie normales. Les habitants  demandent de pouvoir cultiver leurs terres sans craindre la destruction de leurs récoltes. Ils souhaitent circuler librement sans craindre une rencontre mortelle avec des animaux sauvages. Ainsi, ces revendications exprimées par les populations sont au-delàs de la simple question des dégâts matériels. Elles portent sur la place des communautés dans les décisions qui concernent leur territoire.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3259" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_0944-300x225.jpg" alt="IMG_0944" width="300" height="225" />Les autorités locales avancent plusieurs pistes d’explication. Le maire évoque les causes profondes  notamment les perturbations subies par le parc national de waza au cours des dernières années  suite aux attaques de Boko Haram. Ce qui aurai modifié les habitudes de déplacement des éléphants et accentué leur présence dans les zones  de kalfou. Le sous-préfet confirme l’ampleur et l’urgence de la situation et précise que des mesures sont en train d’être prise mais lui-même reconnaît qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun projet concret visible à ce jour. L&rsquo;adjoint au maire chiffre plus de 600 déplacements. Il témoigne : « <em>ces incursions régulières entrainent des déplacements des populations </em>». Ainsi, des familles abandonnent leurs terres ancestrales, leurs maisons, leurs champs. Elles fuient, non pas une guerre, mais des animaux protégés par l&rsquo;État. Car, rester pour certains, c’est risquer sa vie. Partir, c&rsquo;est abandonner la seule terre que l&rsquo;on connaît, sans ressources, sans destination. À Kalfou, la peur ne se raconte plus. Elle s&rsquo;habite. Les femmes n&rsquo;osent plus aller aux champs seules. Les hommes veillent la nuit, sans armes, sans soutien. Mais personne, en haut, ne répond effacement. Pendant ce temps, à Goulourgou, Daïba, Playouri, Kaola, Bougaye, Loukol, Lokoro, Djimeta, Guinane, Wassane, à Guissia, etc des familles comptent ce qu&rsquo;il leur reste. Souvent : presque rien.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.10.43-1.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3063" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.10.43-1-300x135.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-12 at 16.10.43 (1)" width="300" height="135" /></a></p>
<p>Face à cette situation, la conservation ne devait être pensée uniquement à travers la protection de la faune. Elle doit également intégrer la protection des droites populations riveraines. Protéger les éléphants est nécessaire. Garantir la dignité et la sécurité des populations l’est tout autant.</p>
<p>Le conflit homme-éléphant à Kalfou n&rsquo;est pas une fatalité. C&rsquo;est une politique ou plutôt, son absence ?</p>
<p>Benoît MADAGAL, Earth Cameroon.</p>
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		<title>KALFOU PLEURE, L&#8217;ÉTAT REGARDE : COMBIEN D’ANNEES FAUDRA-T-IL ENCORE ?</title>
		<link>http://rural-info.net/kalfou-pleure-letat-regarde-combien-dannees-faudra-t-il-encore/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 09:28:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture & Elèvage]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’arrondissement de kalfou, le conflit homme-faune est une terreur qui ne date pas d&#8217;hier. Depuis 2008, les incursions des éléphants dans les villages de kalfou ne s&#8217;arrêtent plus. Elles sont devenues une crise humanitaire. Chaque année, les populations font face impuissantes à la destruction de leurs cultures, de leurs habitations et à la perte ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-29-at-11.11.06.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3254" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-29-at-11.11.06-300x225.jpeg" alt="WhatsApp Image 2026-05-29 at 11.11.06" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Dans l’arrondissement de kalfou, le conflit homme-faune est une terreur qui ne date pas d&rsquo;hier. Depuis 2008, les incursions des éléphants dans les villages de kalfou ne s&rsquo;arrêtent plus. Elles sont devenues une crise humanitaire. Chaque année, les populations font face impuissantes à la destruction de leurs cultures, de leurs habitations et à la perte de vies humaines. Pourtant, malgré les multiples alertes, aucune solution concrète et durable n’est encore prise.</p>
<p>De Daïba à Kaoula, de Bougaï à Gada Karal, de Wourou Malsambo à Guinan, de Playouri à Goulourgou, en passant par Guissia et Hamdalao, aucun village n&rsquo;est épargné, le constat est le même: Kalfou entier pleure. Les incursions des éléphants sont régulières dans les villages et les champs. Partout, les habitants expriment la même désolation.</p>
<p>Au cours de notre enquête de terrain, les populations expriment une existence marquée par la peur permanente. Des morts dans les champs, des morts sur les chemins, des morts chez eux. Des pères de famille, des jeunes, des enfants, des femmes. Des paysans qui allaient simplement nourrir leurs enfants. À cela s&rsquo;ajoutent des habitations endommagées ou totalement détruites, des champs dévastés, des récoltes entières anéanties. Les villageois vivent désormais au rythme des alertes annonçant la présence des pachydermes. « <em>Tout le temps, les éléphants passent, mangent toutes nos cultures et détruisent nos maisons. Ils blessent et tuent les gens et nous ne pouvons pas nous défendre. » </em>Expriment les villageois<em>.</em></p>
<p>Les conséquences de ce phénomène constituent un important manque à gagner pour les populations locales. Dans une région où l’agriculture constitue la principale source de revenus, la destruction des cultures plonge les  ménages dans une profonde précarité. Les réserves alimentaires disparaissent avant même les récoltes. Pour plusieurs familles, la faim n’est plus une menace future mais une réalité quotidienne.</p>
<p>Les autorités locales affirment reconnaitre l’ampleur du problème, mais restent encore muettes face aux cris des populations. Sur le terrain, il n’existe aucune action concrète capable de limiter les incursions des pachydermes. Ce qui nourrit désormais un sentiment d’abandon. Ainsi, les populations ont le sentiment que leurs souffrances sont connues mais ne sont prises en compte. Pendant les meetings politiques, des promesses sont faites mais jamais concrétisées. Les éléphants, eux, continuent de détruire les champs et de menacer les populations.</p>
<p>La question qui se pose aujourd’hui est simple : combien de victimes faudra-t-il avant qu’une réponse durable soit apportée à cette crise ?</p>
<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3252" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/1-300x276.jpg" alt="1" width="300" height="276" /></a>La protection de la biodiversité constitue une obligation légitime. Cependant, aucun objectif de conservation ne peut être durable s’il s’accompagne de la précarisation des populations riveraines. La sécurité et les droits des citoyens doivent demeurer avant tout une priorité de l’action publique.</p>
<p>À Kalfou, les populations n’attendent plus des promesses. Elles attendent des solutions. Sans dispositif de refoulement opérationnel, sans réhabilitation des corridors, sans compensation digne, les populations de Kalfou affrontent seules cette catastrophe. Chaque saison qui passe sans réponse efficace rapproche davantage l’arrondissement d’une crise sociale et alimentaire dont les conséquences pourraient être lourdes pour l’ensemble du Mayo-Danay voire même de la région.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Benoît MADAGAL, Earth Cameeroon.</p>
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		<item>
		<title>L’INTÉGRATION DE L’APPROCHE DE CONSERVATION BASÉE SUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS DANS LA GESTION DE LA RÉSERVE DE FAUNE DU DJA</title>
		<link>http://rural-info.net/lintegration-de-lapproche-de-conservation-basee-sur-le-respect-des-droits-humains-dans-la-gestion-de-la-reserve-de-faune-du-dja/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:51:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[RESUME La recherche présentée dans ce mémoire porte sur l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la gestion de la Réserve de Faune du Dja (RFD). L’objectif est d’identifier et d’analyser les différentes stratégies pouvant permettre l’intégration de cette approche de conservation dans la gestion de la RFD. Comment ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>RESUME</p>
<p>La recherche présentée dans ce mémoire porte sur l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la gestion de la Réserve de Faune du Dja (RFD). L’objectif est d’identifier et d’analyser les différentes stratégies pouvant permettre l’intégration de cette approche de conservation dans la gestion de la RFD. Comment intégrer l&rsquo;approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la conservation de la biodiversité de la RFD ? Telle est la question qui dirige notre recherche. Sur la base d’une enquête qualitative réalisée auprès des personnels du Service de la Conservation (SC), des populations riveraines et des ONG partenaires et actrices dans la conservation de la biodiversité de la RFD, nous identifions et analysons les principales difficultés liées à l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la gestion de la RFD et ressortons les différentes stratégies pour faciliter l’intégration de cette approche. L’intérêt d’une telle démarche qui mobilise la théorie des parties prenantes, la théorie des logiques d’action et la théorie des champs, est d’analyser les conflits structurels qui opposent les principales parties prenantes à la gestion de la RFD à savoir le SC, les ONG et les populations riveraines. Les résultats montrent que la faible implication des populations autochtones et communautés locales (PACL) dans la gestion de la RFD est à l’origine des conflits structurels entres les parties prenantes, lesquels conflits compliquent l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains. En conclusion, l’intégration de l’approche de conservation de la biodiversité axée sur le respect des droits humains dans la gestion de la RFD passe par une réforme structurelle. Cette dernière peut se faire soit par la réforme de la loi de 1994 qui guide les actions du SC et structurent les interactions au sein de la réserve, soit par la conclusion d’un mémorandum d’entente entre le SC et les populations riveraines sur des principes qui ne sont pas pris en compte par la loi de 1994.</p>
<p><strong>Mots clés</strong> : Aire protégée, Conservation de la biodiversité, Droit humain, PACL, RFD.</p>
<p>ABSTRACT</p>
<p>The research presented in this thesis focuses on the integration of the conservation approach based on respect for human rights in the management of the Dja Fauna Reserve (DFR). The objective is to identify and analyze the different strategies that can allow the integration of this conservation approach into the management of DFR. How to integrate the conservation approach based on respect for human rights in the conservation of biodiversity in the DFR? This is the question that directs our research. On the basis of a qualitative survey carried out among the staff of the Conservation Service (CS), local populations and NGO partners and actors in the conservation of the biodiversity of the DFR, we identify and analyze the main difficulties related to the integration of the conservation approach based on respect for human rights in the management of the DFR and we highlight the different strategies to facilitate the integration of this approach. The interest of such an approach, which mobilizes the theory of stakeholders, the theory of action logics and the theory of fields, is to analyze the structural conflicts which oppose the main stakeholders in the management of DFR, namely the SC, NGOs and local populations. The results show that the weak involvement of the indigenous populations and local communities (IPLC) in the management of the DFR is at the origin of the structural conflicts between the stakeholders, which conflicts complicate the integration of the conservation approach based on the respect for human rights. In conclusion, the integration of the biodiversity conservation approach based on respect for human rights in the management of the DFR requires a structural reform. The latter can be done either through the reform of the law of 1994 which guides the actions of the CS and structure interactions within the reserve, or by the conclusion of a memorandum of understanding between the CS and the neighboring populations on principles which are not taken into account by the law of 1994.</p>
<p><strong>Keywords</strong>: Protected area, Biodiversity conservation, Human rights, IPLC, DFR.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/MEMOIRE-MASTER-ALAIN-DJAWA-WALDJO.pdf" target="_blank">Télécharger le document en PDF ici!</a></span></h2>
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		</item>
		<item>
		<title>VERS UNE SECURISATION FONCIERE ACCESSIBLE AUX POPULATIONS VULNERABLES AU CAMEROUN</title>
		<link>http://rural-info.net/vers-une-securisation-fonciere-accessible-aux-populations-vulnerables-au-cameroun/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 11:56:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Cameroun, l’accès au titre foncier reste un véritable parcours du combattant pour les populations démunies. Procédures complexes, coûts élevés et lenteurs administratives découragent de nombreux citoyens, les poussant souvent à la résignation. Pour répondre à cette problématique, le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF), avec l’appui de la GIZ-ProPFR, a ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2016/07/accaparement.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1469" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2016/07/accaparement.jpg" alt="accaparement" width="245" height="206" /></a>Au Cameroun, l’accès au titre foncier reste un véritable parcours du combattant pour les populations démunies. Procédures complexes, coûts élevés et lenteurs administratives découragent de nombreux citoyens, les poussant souvent à la résignation. Pour répondre à cette problématique, le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF), avec l’appui de la GIZ-ProPFR, a mené trois années de réflexion afin de simplifier la sécurisation des terres.</p>
<p>Cette démarche a abouti, le 20 février 2026, à la publication d’une lettre circulaire instituant deux documents intermédiaires entre l’usage coutumier et le titre foncier?: l’attestation de reconnaissance des droits fonciers coutumiers et l’attestation de jouissance paisible des terres. Gratuits et délivrés par les chefs de village ou de quartier, ces documents représentent une avancée majeure pour les populations vulnérables.</p>
<p>Leur utilité est multiple?:</p>
<ul>
<li>Ils peuvent servir de preuve dans une procédure d’indemnisation pour justifier la propriété des constructions ou des mises en valeur réalisées sur un terrain.</li>
<li>Ils offrent une solution aux petits producteurs, notamment dans le cadre de la réglementation européenne sur la déforestation, en attestant de leur droit d’usage des terres cultivées.</li>
<li>Ils permettent aux femmes mariées, veuves ou divorcées de démontrer qu’un terrain leur a été légué par leur famille.</li>
</ul>
<p>Cette innovation marque un tournant vers une justice foncière plus inclusive. Elle ouvre la voie à une sécurisation progressive, adaptée aux réalités locales, et redonne espoir aux populations longtemps exclues des procédures classiques.</p>
<p>Par Alain DJAWA WALIDJO.</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/modalités-de-reconnaissance-dune-attestation-de-droit-foncier.pdf" target="_blank">Télécharger le document en PDF ici.</a></span></h2>
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		</item>
		<item>
		<title>La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels signée par le MINDCAF.</title>
		<link>http://rural-info.net/la-lettre-circulaire-instituant-une-lettre-de-non-objection-des-chefs-traditionnels-a-ete-signee-par-le-mindcaf/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>

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		<description><![CDATA[La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels. Cette lettre reconnaît les attestations de jouissance paisible des terres et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers comme élément de preuve pour formuler une objection a une demande d&#8217;immatriculation foncière. Télécharger la lettre en PDF ici.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels.</strong></h1>
<p>Cette lettre reconnaît les attestations de jouissance paisible des terres et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers comme élément de preuve pour formuler une objection a une demande d&rsquo;immatriculation foncière.</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/CamScanner-31-12-2025-09.05.pdf" target="_blank">Télécharger la lettre en PDF ici.</a></span></h2>
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