Home / Forêts / INTERVIEW DU COORDONATEUR DE L’ONG PAPEL : « C’est avec beaucoup de douleur que les populations de MESAMENA ont appris la nouvelle de la suppression des 10% de la redevance forestière annuelle destinées aux communautés riveraines pour leur développement »

INTERVIEW DU COORDONATEUR DE L’ONG PAPEL : « C’est avec beaucoup de douleur que les populations de MESAMENA ont appris la nouvelle de la suppression des 10% de la redevance forestière annuelle destinées aux communautés riveraines pour leur développement »

8108304-12644149Rural.info 1 mars

La suppression des 10% de la redevance forestière annuelle accordés aux populations riveraines continue de faire couler beaucoup de salive dans les organisations de la société civile. Plusieurs défenseurs des droits de ces populations continuent à déplorer cette décision du ministre des finances. Nous avons à titre illustratif rencontré M. Henri MEVAH coordonnateur de PAPEL Cameroun, (une association défense les droits des communautés et l’accompagnement dans la gestion des ressources durables) qui nous parle des conséquences cette suppression sur les populations bénéficiaires.

Bonjour M. MEVAH ! Vous êtes de la localité de MESAMENA.              Comment est-ce que la population a reçu la nouvelle de la suppression des 10% de la RFA?

MEVAH :        C’est avec beaucoup de douleur que les populations de MESAMENA ont reçu cette nouvelle car la RFA était un moteur de développement dans leur localité. La RFA a permis la réalisation de nombreux œuvres sociales telles que les ponts et l’appui aux enseignants. Même s’il est vrai que la gestion de ces fonds n’était pas toujours transparente au niveau des mairies, cet argent était très important pour le développement local.

Vous êtes également présent dans la zone de Mindourou. Y’a-t-il eu des réalisations concrètes à partir de la RFA dans cette localités ?

MEVAH :        Effectivement ! Dans cette localité, les retombés de la RFA sont visibles. Nous avons plusieurs ponts qui ont été réfectionnés. Bien plus, la prise en charge des enseignants et des maitres d’école,  l’aménagement des routes.

Quelles sont d’après vous les conséquences de la suppression de la RFA dans les localités dont vous avez parcourues ?

MEVAH :        Au-delà du fait que cette suppression de la RFA handicape les populations, je dirais même que cela nous fait reculer de quelques années   en arrière. Car plusieurs projets sont stoppés. On se demande par exemple que vont devenir les écoles dans la localité de Mindoro qui dépendaient énormément de la RFA ? Une autre conséquence c’est que, cette suppression est un blocage au processus de décentralisation.

S’il vous était demandé de formuler une requête à l’endroit du gouvernement camerounais, que diriez-vous ?

MEVAH :        Je dirais d’entrée de jeu que nous sommes déçus de la réaction des députés car ceux-ci sont élus par les communautés pour défendre leurs intérêts. C’est dommage qu’ils aient laissés passer une telle décision du ministère des finances. Mais à notre niveau nous allons continuer avec les lobbyings, les plaidoyers pour attirer l’attention des uns des autres pour la restauration de la RFA dont l’importance n’est plus à démontrer.

WILLIAM TADOUM

 

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