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	<title>Le RURAL.INFO &#187; Foncier</title>
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	<description>Bulletin d&#039;information publié par Earth Cameroon</description>
	<lastBuildDate>Thu, 20 Aug 2026 13:32:02 +0000</lastBuildDate>
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		<title>ENTRE URGENCE SOCIALE ET VIDE REGLEMENTAIRE : EARTH CAMEROON INTERPELLE L&#8217;ÉTAT SUR LA SITUATION DES POPULATIONS RIVERAINES</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 14:49:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>
		<category><![CDATA[MINES]]></category>
		<category><![CDATA[Rapport d'Activité]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis plus d’une décennie, Earth Cameroon documente les atteintes aux droits des populations riveraines des projets d’exploitation des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité au Cameroun. Chaque année, elle organise un atelier de restitution de rapport annuel sur la question. Le rapport 2026 de l’organisation confirme une tendance inquiétante : les droits fondamentaux de ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-14.22.39.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3272" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/07/WhatsApp-Image-2026-07-09-at-14.22.39-300x135.jpeg" alt="WhatsApp Image 2026-07-09 at 14.22.39" width="300" height="135" /></a>Depuis plus d’une décennie, Earth Cameroon documente les atteintes aux droits des populations riveraines des projets d’exploitation des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité au Cameroun. Chaque année, elle organise un atelier de restitution de rapport annuel sur la question. Le rapport 2026 de l’organisation confirme une tendance inquiétante : les droits fondamentaux de ces communautés continuent de régresser, faute de réponse institutionnelle durable de l’Etat.</p>
<p><em><strong>Deux études de cas illustrent cette régression.</strong></em></p>
<ul>
<li>A Kalfou, dans la région de l’Extrême-Nord, les incursions récurrentes d’éléphants détruisent les cultures et menacent la sécurité des habitants depuis 2008.</li>
<li>Autour de Yaoundé, l’exploitation des carrières de pierres à Akak et à Eloumden génère des conflits fonciers et des conditions de travail précaires, faute d’indemnisation juste.</li>
</ul>
<p>Dans ces deux cas, un cadre normatif existe pourtant. Lois, décrets et plans d’aménagement sont prévus par les textes. Mais ce cadre reste largement méconnu des populations riveraines et insuffisamment appliqué par les administrations concernées.</p>
<p>C’est face à ce décalage entre le droit et sa mise en œuvre qu’Earth Cameroon interpelle aujourd’hui les pouvoirs publics ; il adresse des recommandations précises aux institutions publiques et à leurs partenaires techniques et financiers.</p>
<p><em><strong><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3252" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/1-300x276.jpg" alt="1" width="300" height="276" /></a>Urgence environnementale et sociale à Kalfou</strong></em></p>
<p>À Kalfou, plus de 86 % des populations riveraines réclament le renvoi des éléphants de la réserve. Face à cette exaspération légitime, Earth Cameroon interpelle le MINFOF, le MINEPAT et les partenaires internationaux (WWF, WCS, AWF et GIZ). Elle recommande le financement urgent du Plan Local d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (PLADDT).</p>
<p>En effet, Ce plan n’est pas un luxe administratif. Il permettrait de cartographier les couloirs de migration des éléphants et de sécuriser les zones tampons. Il encadrerait aussi les investissements agricoles et pastoraux dans une logique de coexistence durable.</p>
<p>Le rapport rappelle une réalité critique : depuis plus d’un an, l’alerte a été donnée, documentée et transmise aux institutions concernées. Aucune action structurante n’a pourtant été engagée. Chaque mois d’inaction se traduit par de nouvelles victimes à Kalfou. Earth Cameroon a donc formulé ainsi cinq exigences prioritaires à l’attention du MINFOF, du MINEPAT, du WWF, de la WCS, de l’AWF et de la GIZ (PETRADEP) :</p>
<p><strong>(1)</strong> Débloquer sans délai le financement de l’élaboration du PLADDT de la commune de Kalfou, en mobilisant les lignes budgétaires ou les fonds de conservation déjà disponibles à cet effet ;</p>
<p><strong>(2)</strong> Constituer, sous 30 jours, un comité technique restreint MINFOF-MINEPAT-partenaires pour définir les termes de référence de l’étude et désigner le prestataire ou la structure porteuse ;</p>
<p><strong>(3)</strong> Associer la commune de Kalfou, les autorités traditionnelles et les organisations de la société civile locale (dont Earth Cameroon) à l’ensemble du processus d’élaboration, en tant que détenteurs du savoir de terrain ;</p>
<p><strong>(4)</strong> Mettre en place, dans l’intervalle, des mesures d’urgence de mitigation des conflits homme-éléphant (dispositifs de dissuasion, systèmes d’alerte précoce, appui aux victimes) le temps que le PLADDT produise ses effets structurants ;</p>
<p><strong>(5)</strong> Rendre compte publiquement, dans un délai de trois mois, des mesures concrètes engagées en réponse à la présente interpellation.</p>
<p><em><strong><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/04/WhatsApp-Image-2025-04-24-at-15.57.07.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3169" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/04/WhatsApp-Image-2025-04-24-at-15.57.07-300x225.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-04-24 at 15.57.07" width="300" height="225" /></a>Flou juridique et insécurité foncière autour des carrières d&rsquo;Akak et d&rsquo;Eloumden</strong></em></p>
<p>Autour des carrières de pierres d’Akak et d’Eloumden, un autre vide opérationnel prospère. La loi minière de 2023 instaure des zones de protection interdisant toute exploitation à moins de 500 mètres des villages, points d’eau et sites culturels. Le décret d’application existe depuis novembre 2024.</p>
<p>Pourtant, aucun arrêté ministériel n’a encore délimité ces zones sur le terrain. Cette carence prive les communautés riveraines d’un instrument juridique opposable pour défendre leurs terroirs. Earth Cameroon recommande au MINMIDT de procéder sans délai à la cartographie exhaustive des zones concernées, en concertation avec les administrations sectorielles compétentes.</p>
<p>Sur le plan foncier, un second vide procédural aggrave les tensions. L’article 91 du Code minier confie au MINDCAF la charge de régler les préjudices subis par les riverains. Ni la loi ni ses décrets d’application ne précisent pourtant la procédure de saisine, les critères d’évaluation du préjudice, ni les délais de traitement.</p>
<p>Ce flou expose particulièrement les populations dépourvues de titre foncier formel, qui ne disposent que de droits coutumiers, pourtant reconnus par la loi elle-même. Earth Cameroon recommande au MINDCAF :</p>
<p><strong>(1)</strong> D’opérationnaliser l’article 91 par une circulaire précisant la procédure de saisine ;</p>
<p><strong>(2)</strong> D’élaborer un référentiel d’évaluation harmonisant les montants d’indemnisation entre régions ;</p>
<p><strong>(3)</strong> De diligenter sans délai des enquêtes dans les sites d’exploitation d’Eloumden et d’Akak.</p>
<p>Ces recommandations partagent une même conviction : aucune politique de conservation ou d’exploitation ne peut être légitime si elle se construit au détriment des droits des populations riveraines. Le cadre juridique existe, il ne manque que la volonté politique et administrative de l’appliquer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Benoit MADAGAL, Earth Cameroon.</em></p>
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		</item>
		<item>
		<title>La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels signée par le MINDCAF.</title>
		<link>https://rural-info.net/la-lettre-circulaire-instituant-une-lettre-de-non-objection-des-chefs-traditionnels-a-ete-signee-par-le-mindcaf/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>

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		<description><![CDATA[La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels. Cette lettre reconnaît les attestations de jouissance paisible des terres et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers comme élément de preuve pour formuler une objection a une demande d&#8217;immatriculation foncière. Télécharger la lettre en PDF ici.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels.</strong></h1>
<p>Cette lettre reconnaît les attestations de jouissance paisible des terres et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers comme élément de preuve pour formuler une objection a une demande d&rsquo;immatriculation foncière.</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/CamScanner-31-12-2025-09.05.pdf" target="_blank">Télécharger la lettre en PDF ici.</a></span></h2>
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		</item>
		<item>
		<title>REFORME FONCIERE AU CAMEROUN : FREINER LES ABUS GRACE A L’IMPLICATION DES AUTORITES TRADITIONNELLES</title>
		<link>https://rural-info.net/reforme-fonciere-au-cameroun-freiner-les-abus-grace-a-limplication-des-autorites-traditionnelles/</link>
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		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 16:21:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture & Elèvage]]></category>
		<category><![CDATA[Foncier]]></category>

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		<description><![CDATA[La gestion foncière au Cameroun est un sujet qui suscite d’intenses débats depuis des décennies. Les terre sont au cœur de l’économie, de la vie sociale, de la culture nationale, mais le système de gouvernance actuel est souvent critiqué pour ses failles, notamment les abus, les conflits et les injustices. Le décret n°76/ 165 du ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/04/FONCIER.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3188" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/04/FONCIER-300x157.jpeg" alt="FONCIER" width="300" height="157" /></a>La gestion foncière au Cameroun est un sujet qui suscite d’intenses débats depuis des décennies. Les terre sont au cœur de l’économie, de la vie sociale, de la culture nationale, mais le système de gouvernance actuel est souvent critiqué pour ses failles, notamment les abus, les conflits et les injustices.</p>
<p>Le <strong>décret n°76/ 165 du 27 avril 1976,</strong> fixant les conditions d’obtention du titre foncier, modifié et complété par le décret n<strong>°2005/481 du 16 décembre 2005,</strong> mentionne explicitement le chef de village comme membre de la commission consultative de constat de l’occupation ou de l’exploitation d’une dépendance du domaine national de première catégorie en vue de l’obtention d’un titre foncier.  Ainsi, une reforme a été introduite par le gouvernement le 2 avril 2025 dans le but de réaffirmer ce rôle joué par cet auxiliaire de l’administration afin de prévenir les différents litiges fonciers.</p>
<p>En effet, Henri EYEBE AYISSI Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (MINDCAF), a mis sur pied le processus d’immatriculation des terres en impliquant les autorités traditionnelles. Ceci dans une lettre circulaire instituée «<em> La lettre de non</em> <em>objection »</em> du chef de commandement de deuxième ou de premier degré territorialement compétente pour « <em>la validation des dossiers de demande d’immatriculation directe ou de concession par une collectivité ou communauté, sur les dépendances de domaine national, concernant des superficies spécifiques ou cumulées égale ou supérieur à vingt (20) hectares au niveau du délégué départemental du MINDCAF »</em>. La présente lettre circulaire sera effective à partir du 1<sup>er</sup> juillet 2025 sur l’étendue du territoire national.</p>
<p>Sachant que les autorités traditionnelles possèdent une connaissance intime des terres et des dynamiques sociales, elles sont aussi des figures respectées et influentes, capable de faire respecter les droits des populations. Leurs implications dans le processus de réforme pourraient assurer une gestion inclusive, où toutes les voix, y compris celles des communautés marginalisées sont entendues. Cela permettra de réduire les tensions, en utilisant des approches basées sur le dialogue et le consensus.</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/04/CamScanner-04-04-2025-13.32-2.pdf" target="_blank">Trouver ici la lettre circulaire du MINDCAF</a></span></h2>
<p>Myriam MEMPOUELA NNEMTE</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>QUE RETENIR DE LA REUNION DE CRISE AU PM ET DE LA VISITE DU MINAT DANS LE MAYO-KANI PAR RAPPORT A LA CONTESTATION DE KOURBI ?</title>
		<link>https://rural-info.net/que-retenir-de-la-reunion-de-crise-au-pm-et-de-la-visite-du-minat-dans-le-mayo-kani-par-rapport-a-la-contestation-de-kourbi/</link>
		<comments>https://rural-info.net/que-retenir-de-la-reunion-de-crise-au-pm-et-de-la-visite-du-minat-dans-le-mayo-kani-par-rapport-a-la-contestation-de-kourbi/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 14 Feb 2025 15:31:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 12 février 2025, Kourbi, une localité située dans la commune de Guidiguis, département du Mayo-Kani, a été au centre de l’attention du gouvernement camerounais pendant toute une journée. Le 7 février 2025, les habitants des villages environnants, y compris ceux de Kourbi, ainsi que des personnes venues de villages éloignés, ont manifesté leur indignation ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-13-at-06.26.57.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3099" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-13-at-06.26.57-300x200.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-13 at 06.26.57" width="300" height="200" /></a>Le 12 février 2025, Kourbi, une localité située dans la commune de Guidiguis, département du Mayo-Kani, a été au centre de l’attention du gouvernement camerounais pendant toute une journée. Le 7 février 2025, les habitants des villages environnants, y compris ceux de Kourbi, ainsi que des personnes venues de villages éloignés, ont manifesté leur indignation face à la réapparition d&rsquo;un décret controversé datant de 2020, qui établissait le parc national de Ma Mbed Mbed.</p>
<p>Ce décret, fortement contesté à l&rsquo;époque et classé, a refait surface suite à une décision du ministre en charge de la faune le 7 janvier 2025, ordonnant le déplacement d&rsquo;une partie des populations des éléphants de la réserve de Kalfou vers ce parc. Cette mesure visait à apaiser la colère des populations de Kalfou, exprimée lors de la manifestation du 6 janvier 2025, exigeant le déplacement des éléphants de l&rsquo;arrondissement en raison des menaces sérieuses qu&rsquo;ils représentent pour la sécurité et les biens des habitants.</p>
<p>Face à la montée des tensions, exprimées par lors de cette grande manifestation de populations du 7 février qui a soldé par la séquestration pet puis libération de la plus haute autorité de région descendu sur le terrain, une réunion de crise a été convoqué le 12février 2025 à l’auditorium des services du premier ministère, dont le l’unique sujet à l’ordre du jour portait sur « <em>l’examen des revendications exprimés autour de la question du Parc de Ma Mbed Mbed  assorti de la définition des solutions conséquentes</em> ».</p>
<p>En réponse à l&rsquo;escalade des tensions, manifestées lors de la grande manifestation du 7 février, qui s&rsquo;est conclue par la séquestration et la libération ultérieure de la plus haute autorité régionale descendue sur le terrain, une réunion interministérielle de crise a été convoquée le 12 février 2025 à l&rsquo;auditorium des services du Premier Ministre. L&rsquo;unique point à l&rsquo;ordre du jour portait sur « <em>l&rsquo;examen des revendications exprimées concernant la question du Parc de Ma Mbed Mbed, ainsi que la définition des solutions conséquentes</em> ».</p>
<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/e082e69857264a020880e5b38a3473a6.png"><img class="alignleft size-medium wp-image-3082" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/e082e69857264a020880e5b38a3473a6-200x300.png" alt="e082e69857264a020880e5b38a3473a6" width="200" height="300" /></a>Selon une source bien introduite au premier ministère, la réunion de crise a été présidé par le PM lui-même et a vu la participations du Ministre en charge de la défense, du Ministre en charge de l’économie, du Ministre en charge des domaines, du Ministre en charge du tourisme, du Ministre en charge de la faune, du.Ministre en charge de l’élèvage, du Ministre en change de l’environnement, Ministre en charge de la communication, du SG du Minat, du DGSN et du DGRE. A l’issue de cette réunion, les resolutions suivantes ont été prises :</p>
<ul>
<li>Le changement de dénomination du Parc</li>
<li>Le dialogue avec les populations riveraines</li>
<li>La préservation de l&rsquo;autorité de l&rsquo;Etat</li>
<li>La mise en place d&rsquo;un mécanisme de compensation des populations riveraines impactées.</li>
</ul>
<p>Le PM a ensuite prescrit si nécessaire une descente sur le terrain pour échanger avec les parties prenantes.</p>
<p>Pendant ce temps, le Ministre en charge de l’administration territoriale, mandaté par le chef de l’Etat lui-même selon ses propres déclarations, était en visite dans la zone de crise. Il a eu des discussions avec les différentes parties prenantes à Kaélé, à Kourbi et à Guidiguis. A la fin de sa visite, il a déclaré qu’il a été envoyé par le chef de l’Etat pour s’en acquérir de la situation, il rassure les populations qu’il les a bien écoutés, religieusement d’ailleurs, il a vu et il en fera le rapport au chef de l’Etat qui est va trancher pour l’intérêt général. Il invite les populations, les parents, les élus locaux à se calmer et à ne plus manifester. Que chacun vague à ses occupations.</p>
<p>Pour l’instant, règne au sein des populations une relative accalmie qui restent pour peu qu’on peut dire avangardistes. Parce que leur est l’annulation du décret de création du parc. Les jours à venir nous diront si les actes administratifs posés par ces hautes personnalités de l’Etat ont convaincu ou pas les populations.</p>
<p>Selon une source bien informée au Premier Ministère, la réunion de crise a été présidée par le Premier Ministre lui-même et a réuni plusieurs hautes personnalités : le Ministre de la Défense, le Ministre de l&rsquo;Économie, le Ministre des Domaines, le Ministre du Tourisme, le Ministre de la Faune, le Ministre de l&rsquo;Élevage, le Ministre de l&rsquo;Environnement, le Ministre de la Communication, le Secrétaire Général du MINAT, le DGSN et le DGRE. À l&rsquo;issue de cette réunion, les résolutions suivantes ont été prises :</p>
<ul>
<li>Le changement de dénomination du parc</li>
<li>Le dialogue avec les populations riveraines</li>
<li>La préservation de l&rsquo;autorité de l&rsquo;État</li>
<li>La mise en place d&rsquo;un mécanisme de compensation pour les populations riveraines impactées</li>
</ul>
<p>Le Premier Ministre a également recommandé, si nécessaire, une descente sur le terrain pour échanger avec les parties prenantes.</p>
<figure id="attachment_3093" style="width: 300px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-13-at-06.21.121.jpeg"><img class="wp-image-3093 size-medium" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-13-at-06.21.121-300x200.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-13 at 06.21.12" width="300" height="200" /></a><figcaption class="wp-caption-text">Le MINAT sur le terrain à Kourbi Image Earth Cameroon</figcaption></figure>
<p>Pendant ce temps, le Ministre de l&rsquo;Administration Territoriale, mandaté par le Chef de l&rsquo;État lui-même selon ses propres déclarations, était en visite dans la zone de crise. Il a eu des discussions avec les différentes parties prenantes à Kaélé, à Kourbi et à Guidiguis. À la fin de sa visite, il a déclaré qu&rsquo;il avait été envoyé par le Chef de l&rsquo;État pour s&rsquo;enquérir de la situation, rassurant les populations qu&rsquo;il les avait bien écoutées, religieusement d&rsquo;ailleurs. Il a affirmé qu&rsquo;il ferait un rapport au Chef de l&rsquo;État, qui tranchera dans l&rsquo;intérêt général. Il a invité les populations, les parents, les élus locaux à se calmer et à cesser de manifester, leur demandant de vaquer à leurs occupations.</p>
<figure id="attachment_3089" style="width: 300px;" class="wp-caption alignleft"><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-13-at-06.20.29.jpeg"><img class="size-medium wp-image-3089" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-13-at-06.20.29-300x200.jpeg" alt="lieu de la sequestration du Gouverneur " width="300" height="200" /></a><figcaption class="wp-caption-text">lieu de la manifestation Image Earth cameroon</figcaption></figure>
<p>Pour l&rsquo;instant, une relative accalmie règne au sein des populations, bien que celles-ci demeurent vigilantes, car leur principale revendication reste l&rsquo;annulation du décret de création du parc. Les jours à venir nous diront si les mesures administratives prises par ces hautes personnalités de l&rsquo;État auront convaincu ou non les populations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alain DJAWA W/.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>KALFOU et KOURBI : l’indignation des populations face aux destructions des éléphants et à l&#8217;arrêté de création du Parc National de Ma MBED MBED.</title>
		<link>https://rural-info.net/kalfou-et-kourbi-lindignation-des-populations-face-aux-destructions-des-elephants-et-a-larrete-de-creation-du-parc-national-de-ma-mbed-mbed/</link>
		<comments>https://rural-info.net/kalfou-et-kourbi-lindignation-des-populations-face-aux-destructions-des-elephants-et-a-larrete-de-creation-du-parc-national-de-ma-mbed-mbed/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 16:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 6 janvier 2025, la route nationale n°12 a été bloquée par les populations venues de tous les villages de l&#8217;arrondissement de Kalfou pour manifester leur profonde indignation face à la présence persistante des éléphants en divagation. Ces pachydermes ont causé la mort de plusieurs habitants, détruit des champs et des plantations, saccagé des maisons ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.10.57.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3066" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.10.57-225x300.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-12 at 16.10.57" width="225" height="300" /></a>Le 6 janvier 2025, la route nationale n°12 a été bloquée par les populations venues de tous les villages de l&rsquo;arrondissement de Kalfou pour manifester leur profonde indignation face à la présence persistante des éléphants en divagation. Ces pachydermes ont causé la mort de plusieurs habitants, détruit des champs et des plantations, saccagé des maisons et éventré des greniers contenant des récoltes stockées, instaurant ainsi un climat de terreur dans tous les villages de l&rsquo;arrondissement.</p>
<p>Ce mouvement de contestation est né du mutisme des pouvoirs publics, longtemps restés insensibles aux alertes répétées des populations de Kalfou, lesquelles subissent depuis plusieurs décennies une menace croissante des éléphants. Devant l’aggravation des dommages causés par ces pachydermes, les populations se sont levées pour dire stop à ce qu&rsquo;elles considèrent comme un terrorisme animal, et réclament des mesures immédiates et efficaces de la part des autorités pour mettre fin à ces destructions et restaurer la sécurité dans leurs villages.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.19.17-1.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3072" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.19.17-1-300x300.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-12 at 16.19.17 (1)" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Suite à cette manifestation d&rsquo;humeur d&rsquo;une journée entière, qui a mobilisé plus d&rsquo;un millier de personnes venant de toutes les localités impactées par les mouvements des éléphants, le préfet du Mayo Danay est intervenu pour apaiser la tension. Face à la colère de la population exigeant des mesures immédiates, le préfet s&rsquo;est vu contraint de recourir à la répression par des jets de gaz lacrymogène sur les manifestants, blessant au passage huit personnes, mais en vain. À 21 heures, les leaders de la population ont ordonné la suspension temporaire de la grève en attendant la réaction du gouvernement.</p>
<p>Le 7 janvier 2025, une série de mesures ont été prises par le ministère compétent, les plus importantes étant contenues dans le Communiqué Radio-Presse N° 0003/CRP/MINFOF/CAB du 7 janvier 2025, qui prescrit :</p>
<ul>
<li>Le refoulement des pachydermes de l’Arrondissement de Kalfou ;</li>
<li>La mobilisation immédiate de 30 écogardes à Kalfou pour l’exécution de cette mesure ;</li>
<li>La saisine des autorités compétentes des Forces de Défense et de Sécurité pour appuyer cette opération afin d&rsquo;en assurer le bon déroulement ;</li>
<li>La création du Parc National Ma Mbed Mbed dans le département voisin du Mayo Kani pour accueillir une partie de la population croissante d’éléphants.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-07-at-20.38.42.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3062" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-07-at-20.38.42-300x200.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-07 at 20.38.42" width="300" height="200" /></a></li>
</ul>
<p>L’annonce de la création du Parc National de Ma Mbed Mbed, qui en réalité est un vieux dossier querellé datant de 2004, a suscité une vive opposition de part de la communauté Tupuri de la zone. Ils considèrent que la dénomination de ce parc est une insulte à leur culture et que son établissement menace l’annexion territoriale de plusieurs dizaines de villages densément peuplés par leur communauté.</p>
<p>Cette opposition ferme des Tupuri a conduit à la grève du 7 février 2025, visant à obtenir l&rsquo;annulation du décret n°2020/0003 du 7 janvier 2020 portant création du Parc National de Ma Mbed Mbed. Cette grève a mobilisé à Kourbi, dans la commune de Guidiguis, département du Mayo Kani, plusieurs milliers de personnes provenant de toutes les localités impactées.</p>
<p>Durant cette manifestation qui a duré toute une journée, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord s&rsquo;est rendu sur place avec son état-major. Cependant, sa présence n&rsquo;a pas suffi à calmer les populations. Les tentatives de répression par les forces de l’ordre ont entraîné des blessures chez deux éléments de son état-major et son encerclement par une barrière de haies piquantes. Il a été libéré suite à l&rsquo;intervention des leaders des manifestants et a été immédiatement escorté vers Kaélé.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.50.29.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3077" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.50.29-300x169.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-12 at 16.50.29" width="300" height="169" /></a></p>
<p>À la suite de cette manifestation, le Premier ministre a convoqué une réunion interministérielle de crise le 12 février 2025 dans la salle de conférence de son ministère. Pendant ce temps, une délégation conduite par le Ministre de l’Administration Territoriale s&rsquo;est rendue sur le terrain à Kaélé pour des réunions de concertation avec les acteurs locaux afin de trouver une issue à la crise. Les conclusions de ces réunions sont attendues.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alain DJAWA WALDJO/.</p>
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		<title>LE CONFLIT HOMME &#8211; FAUNE AUTOUR DE LA RESERVE NATIONALE DE KALFOU.</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 14:31:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[Les pertes matérielles causées chaque année par ces animaux sont énormes. En outre, l&#8217;arrondissement de Kalfou enregistre annuellement plus de dix (10) décès. Les ravages de ces créatures semblent s&#8217;aggraver d&#8217;année en année. Autrefois, les éléphants se contentaient de se nourrir dans les champs de manioc, de riz, de mil, de niébé et de karal, ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2024/12/WhatsApp-Image-2024-12-28-at-10.50.51.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3035" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2024/12/WhatsApp-Image-2024-12-28-at-10.50.51-300x150.jpeg" alt="WhatsApp Image 2024-12-28 at 10.50.51" width="300" height="150" /></a>Les pertes matérielles causées chaque année par ces animaux sont énormes. En outre, l&rsquo;arrondissement de Kalfou enregistre annuellement plus de dix (10) décès. Les ravages de ces créatures semblent s&rsquo;aggraver d&rsquo;année en année. Autrefois, les éléphants se contentaient de se nourrir dans les champs de manioc, de riz, de mil, de niébé et de karal, ce qui constitue déjà une grande perte pour les populations. Mais cette année, ils se comportent de manière comparable à des groupes terroristes. Ils pénètrent dans les domiciles privés, détruisant tout sur leur passage, comme en témoigne une vidéo récente. Des vies humaines sont emportées dans leur sommeil, des sacs de denrées alimentaires sont saccagés, et des animaux domestiques sont piétinés.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2024/12/WhatsApp-Image-2024-12-27-at-10.18.37-Copie.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3044" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2024/12/WhatsApp-Image-2024-12-27-at-10.18.37-Copie-300x300.jpeg" alt="WhatsApp Image 2024-12-27 at 10.18.37 - Copie" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Si des mesures urgentes ne sont pas prises, l&rsquo;arrondissement de Kalfou risque de disparaître de la carte administrative du Cameroun, cédant la place aux bêtes sauvages. Il est impératif que les autorités compétentes interviennent rapidement pour protéger les biens et les personnes, et assurer la survie de cette communauté éprouvée.</p>
<p>Une élite de Kalfou.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>CARRIERE D’AKAK : MORT D’UN ENFANT DE 13 ANS DANS UN TROU ABANDONNE PAR UNE ENTREPRISE CHINOISE</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 09:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[  Le samedi 28 janvier 2023, le jeune Fabrice âgé de 13 années seulement a trouvé la mort dans le lac créé par le trou laissé après les activités d’exploitation de la carrière de pierres d’AKAK I par une entreprise chinoise. En effet, c’était accompagné de ses camarades que le Jeune Fabrice était sortie ce ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2023/02/images.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2890 alignleft" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2023/02/images.jpg" alt="images" width="181" height="278" /></a>  Le samedi 28 janvier 2023, le jeune Fabrice âgé de 13 années seulement a trouvé la mort dans le lac créé par le trou laissé après les activités d’exploitation de la carrière de pierres d’AKAK I par une entreprise chinoise.</p>
<p>En effet, c’était accompagné de ses camarades que le Jeune Fabrice était sortie ce jour pour une partie de nage dans ce fameux lac qui finira par l’emporté. L’enfant serait tombé dans ce trou le samedi 28 janvier et selon Oscar TANGWA son père, « <em>les sapeurs sont venus le samedi ils ont fouillé le corps mais n’ont pas trouvé. Ils sont revenu le dimanche et n’ont pas trouvé ledit corps</em> » et c’est le lundi 30 janvier que le corps de l’enfant ayant rejoint la surface des eaux a pu être récupéré.</p>
<p>Le départ de l’entreprise chinoise qui exploitait cette carrière depuis plus d’une année déjà avait été considéré comme une bonne chose par les populations riveraines compte tenu des dégâts que l’exploitation de cette carrière causait. Seulement, les populations n’avaient pas réalisé que le trou laissé par cette exploitation pourrait constituer un problème pour elles plus tard. A ce propos, Roni MOUMA riverain de ce village a affirmé : « <em>on se sentait soulagé jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’ils sont partis sans rien faire, laissant cet endroit comme vous voyez là, ouvert à tout le monde et dangereux pour les enfants</em> ». Au père du petit Fabrice décédé de dire : « <em>cet endroit doit être sécurisé. On ne doit pas creuser un trou pour abandonner dans un quartier où il y les enfants, c’est un piège ! Si on avait sécurisé les enfants ne pourraient pas traverser pour aller entrer. C’est un endroit très très dangereux</em> ».</p>
<p>Une fois de plus, l’activité d’exploitation des carrières pose encore le problème de l’abandon des trous après exploitation qui deviennent de réel danger pour la vie des populations riveraines. Pour Paul SELATHA, habitant du village AKAK I, « <em>Il ne faut pas toujours que le gouvernement vienne en sapeur-pompier quand il y a déjà une victime. Il faut qu’on sécurise le site là</em> ».</p>
<p>Rappelons que le décès du jeune Fabrice constitue l’un des nombreux cas déjà enregistrés au rang des décès orchestrés par l’abandon des trous après une exploitation de carrière au Cameroun, en violation du devoir de réhabilitation des sites d’exploitation miniers qui relève de la responsabilité des exploitants conformément aux dispositions de l’article 136 alinéa 1 du Code minier Camerounais de 2016 qui dispose que « <em>la restauration, la réhabilitation et la fermeture des sites miniers et des carrières incombent à chaque opérateur</em> ».</p>
<p><em><strong>Par Sandrine TANKEU </strong></em></p>
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		<title>CEREMONIE D’OUVERTURE DU FORUM SUR LA GOUVERNANCE MINIERE</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2023 11:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[             Du 18 au 20 janvier 2023, l’organisation Forêt et Développement Rural (FODER) a organisé le forum sous régional sur la gouvernance minière sous le thème : « Exploitation minière artisanale et à petite échelle : opportunités et défis pour le développement local ».             La cérémonie d’ouverture de cette semaine qui a eu lieu le mercredi 18 janvier ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">            <a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2023/01/Article.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2885 alignleft" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2023/01/Article-300x169.jpg" alt="Article" width="300" height="169" /></a> Du 18 au 20 janvier 2023, l’organisation Forêt et Développement Rural (FODER) a organisé le forum sous régional sur la gouvernance minière sous le thème : « <strong>Exploitation minière artisanale et à petite échelle : opportunités et défis pour le développement local</strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">            La cérémonie d’ouverture de cette semaine qui a eu lieu le mercredi 18 janvier 2023 à l’hôtel la Falaise de Yaoundé, a été présidée par le Secrétaire d’Etat au Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (MINMIDT). Cette cérémonie d’ouverture à connu la participation de l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Cameroun et de plusieurs participants de divers pays.</p>
<p style="text-align: justify;">            En effet, il a été rappelé à l’ouverture de ce forum que l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle (EMAPE) est reconnue comme une source de revenu considérable pour des millions de personnes en Afrique. Des personnes en dépendent pour leur subsistance. Cependant, l’artisanat minier reste très peu réglementé, ce qui aboutit à des informations limitées sur la production, les recettes générées, l’emploi et les opérations sur la chaine de commercialisation des produits. Cette deuxième édition du forum sous régional sur la gouvernance minière est donc l’occasion pour les acteurs du Bassin du Congo de partager les expériences sur le secteur minier d’une part et d’autre part de mener des discutions sur les défis et les opportunités de l’EMAPE en vue de proposer des recommandations pertinentes autour de Cinq sessions plénières. La première session est relative à la formalisation de l’EMAPE ; la deuxième à l’optimisation de la collecte des revenus issus de l’EMAPE ; la troisième sur les contributions de l’EMAPE au développement local ; la quatrième sur les défis environnementaux et sanitaires de l’EMAPE et la cinquième session est axé sur la politique minière de la CEMAC.</p>
<p style="text-align: justify;">            C’est dont fort de cela que les  résultats attendus de ce forum sont entre autre axé sur le dressage de l’état des lieux des efforts des acteurs étatiques et non étatiques pour la formalisation de l’EMAPE, le partage et la capitalisation des leçons et expériences pour la formalisation ou la professionnalisation de l’EMAPE, des propositions sur les orientations à la professionnalisation ou à la formation de l’EMAPE et le partage sur les mécanismes de gestion des risques sanitaires et des passifs environnementaux.</p>
<p>            <strong><em>Par TANKEU GAPET Sandrine </em></strong></p>
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		<title>145 RIVERAINS CAMEROUNAIS OBTIENNENT GAIN DE CAUSE DEVANT LA COUR D’APPEL DE FRANCE CONTRE LE GROUPE BOLLORE</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2022 09:32:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foncier]]></category>
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		<description><![CDATA[         C’est par une décision de la Cour d’appel de Versailles (ouest de Paris) le jeudi 1er décembre 2022 que 145 riverains de la société Socapalm ont obtenus gain de cause face au groupe Bolloré duquel ils exigeaient la fourniture des documents supposés établir les liens dudit groupe avec la société camerounaise ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">         <a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2022/12/07-Décembre.jpg"><img class=" size-full wp-image-2881 alignleft" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2022/12/07-Décembre.jpg" alt="07 Décembre" width="254" height="198" /></a>C’est par une décision de la Cour d’appel de Versailles (ouest de Paris) le jeudi 1<sup>er</sup> décembre 2022 que 145 riverains de la société Socapalm ont obtenus gain de cause face au groupe Bolloré duquel ils exigeaient la fourniture des documents supposés établir les liens dudit groupe avec la société camerounaise de palmeraies.</p>
<p style="text-align: justify;">            En effet, la justice française a donné raison aux populations riverains camerounaises qui voulaient contraindre le groupe français Bolloré à fournir des documents censés établir son lien de proximité avec la société de palmeraies Socapalm, qu’elles accusent d’atteinte à leurs droits. D’après ces populations, la Socapalm condamne l’accès à leurs terrains ainsi qu’à leurs lieux de sépulcres et pollue leurs eaux. A ce propos, Emmanuel Elong l’un des demandeurs engagés dans cette procédure a affirmé : « <em>les tombes de nos ancêtres sont toujours enfouies sous les plantations, nos eaux sont toujours polluées</em> ».</p>
<p style="text-align: justify;">         C’est de ce fait que la cour d’appel a estimé que les activités de la Socapalm sont « <em>susceptibles de porter atteinte aux droits fondamentaux</em> » des demandeurs « <em>et notamment à leur droit à un environnement sain</em> ». A cet effet, elle a donc contraint le groupe Bolloré de produire les pièces qui attestent de sa relation commerciale avec la Socapalm. Cela parce qu’au cas où, le groupe Bolloré exerce un contrôle sur la Socapalm ou bien des relations commerciales avec cette dernière, il est de facto soumis au « <em>devoir de vigilance</em> » comme le prévoit une loi de 2017 qui oblige les plus grandes entreprises à préserver les plus grandes atteintes aux droits humains et de l’environnement chez leurs sous-traitants et fournisseurs étrangers.</p>
<p style="text-align: justify;">             C’est donc fort de tout cela que la Cour d’Appel a estimé « <em>caractérisée par la nécessité qu’il soit ordonné aux sociétés Socfin et Socapalm la production des procès-verbaux de leurs assemblées générales sur les quatre derniers exercices</em> » pour « déterminer le rôle exact joué par la société Bolloré SE en leur sein », selon son jugement. Cette décision a été accompagnée d’une astreinte de 2000 Euro par jour de retard.</p>
<p style="text-align: justify;">          Pour l’Avocat de riverains Me Fiodor Rilov, « <em>les riverains au Cameroun sont plus déterminés que jamais à poursuivre la procédure, cette décision augmente significativement leurs chances d’obtenir gain de cause</em> ». Cette décision constitue donc une aubaine pour les populations riveraines Camerounaises de pouvoir obtenir gain de cause du fait de la violation de leurs droits.</p>
<p style="text-align: justify;">           <strong><em>Par Sandrine TANKEU </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>SEMAINE DU FONCIER 2022 : DIALOGUE GOUVERNEMENT-PARLEMENT SUR LES CONCESSIONS FONCIERES AU CAMEROUN</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2022 09:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Foncier]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[                       Les activités marquant la semaine du foncier 2022 organisées par le Ministère en charge du domaine, du cadastre et des affaires foncières et le projet LandCam, ont poursuivi leur cours le 15 et le 16 novembre dernier au palais des congrès de Yaoundé.  A ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">           <a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2022/11/Pour-article.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2877 alignleft" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2022/11/Pour-article-300x157.jpg" alt="Pour article" width="300" height="157" /></a>            Les activités marquant la semaine du foncier 2022 organisées par le Ministère en charge du domaine, du cadastre et des affaires foncières et le projet LandCam, ont poursuivi leur cours le 15 et le 16 novembre dernier au palais des congrès de Yaoundé.  A l’ordre du jour de ces deux journées, le dialogue Gouvernement &#8211; Parlement sur le thème : « <strong><em>Concession foncière à grande échelle au Cameroun : Bilan et perspective dans le cadre de la réforme foncière et domaniale</em></strong> ».</p>
<p style="text-align: justify;">             Présidé par le Premier Vice-Président du parlement, cette rencontre de dialogue Gouvernement a réuni plus de 100 participants parmi lesquels le Ministre des affaires foncières et domaniale ainsi que quelques membres de son département ministériel, les Sénateurs, les députés, les chefs traditionnelles, les représentants des communautés locales et autochtones et des organisations de la société civile.</p>
<p style="text-align: justify;">          Les objectifs de ce dialogue étaient d’évaluer le système de concession foncière au Cameroun, proposer des solutions pour une meilleure gestion des concessions foncières au Cameroun ; identifier des questions supplémentaires à analyser par la réforme foncière.</p>
<p style="text-align: justify;">              Pour atteindre ces objectif, exposés, débats et travaux de groupes autour de la problématique des concessions foncières au Cameroun ont constitué les articulations de ce dialogue.</p>
<p style="text-align: justify;">         Les participants ont présenté les problèmes qui minent la bonne gouvernance foncière des concessions foncières à grande échelle. A ce propos, les populations rurales se plaignent de ce que leur espace vital est réduit et tend parfois à disparaitre à cause des processus d’attribution des concessions à grande échelle. A titre d’exemple, le Dr Samuel GUIFO du Centre pour l’Environnement et le Développement (CDE) a présenté le cas du parc de campo Mann où 13% du territoire seulement n’est pas affecté par les activités des investisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">          Les concessions foncières sont attribuées pour la réalisation des projets d’intérêt économique, social ou culturel. Mais dans la réalité, force est de constater, selon les différents exposants, que cette attribution s’opère sans vérifier les capacités du concessionnaire à atteindre les productions annoncées. Les grands producteurs n’ont pas toujours un plus grand rendement ou une plus grande productivité que les petits producteurs. De plus, le projet LANDCAM relève l’insuffisance et parfois l’absence des normes environnementales et sociales dans le cadre des projets faisant l’objet d’un cahier des charges entre le concessionnaire et l’Etat.</p>
<p style="text-align: justify;">           La cohabitation entre les compagnies et les populations riveraines crée des tensions, et des conflits. Les populations se plaignent par exemple du fait que les plantations sont trop proches des villages, Ce qui contraint les femmes à traverser les plantations pour accéder à leurs champs, les exposant à l’insécurité. Des cas de viols des femmes se déplaçant pour leurs activités champêtres par le personnel de sécurité du concessionnaire ont été signalées.</p>
<p style="text-align: justify;">                Les participants ont relevé les difficultés pour les communautés de sécuriser leurs terres. Il s’agit du coût lié à l’obtention du titre foncier, les ventes illicites des dépendances du domaine nationale de deuxième catégorie, l’acquisition des concessions domaniales à grande échelle par des individus qui n’ont pas de projet ou encore par ceux qui ont des projets à la base, mais qui au lieu de réaliser lesdits projets lotissent plutôt ledit terrain et vendent les différentes parcelles. Les participants ont aussi relevé la vente par l’Etat à des individus des terres normalement non cessibles par le biais des procédures de gré à gré ; ce qui crée des disputes au sein des populations</p>
<p style="text-align: justify;">                 Au terme de ces échanges, les participants ont recommandé des mesures pertinentes pour l’amélioration de la gouvernance foncière. Ces mesures concernent : la gratuité de la procédure d’obtention du titre foncier au Cameroun, l’harmonisation des cadastres et des procédures d’attribution des terres afin d’éviter le chevauchement des droits, le suivi des projets à l’origine de la concession à grande échelle et le retrait de la concession en cas de non atteinte des objectifs initialement prévus En enfin la sécurisation  lors de l’attribution des concessions d’un espace vital dédié aux communautés villageoises qui tient compte de la croissance démographique afin d’éviter les conflits.</p>
<p>                 <strong><em>Par TANKEU GAPET Sandrine </em></strong></p>
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