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	<title>Le RURAL.INFO &#187; Earth Cameroon</title>
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	<description>Bulletin d&#039;information publié par Earth Cameroon</description>
	<lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2026 11:04:06 +0000</lastBuildDate>
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		<title>DIVAGATION DES ÉLÉPHANTS À KALFOU : LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ SE HEURTE À LA SURVIE DES POPULATIONS</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 10:56:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[« Ils ont semé en juin sous un soleil brulant. En septembre, les éléphants sont arrivés. Il ne reste rien. À Kalfou, un passage de pachydermes efface douze mois de labeur. » La protection des éléphants constitue un enjeu indispensable  pour la conservation de la biodiversité au Cameroun. Toutefois, dans l’Extrême-Nord, précisément à kalfou, la récurrence des ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-26-at-11.36.13.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3264" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-06-26-at-11.36.13-300x226.jpeg" alt="WhatsApp Image 2026-06-26 at 11.36.13" width="300" height="226" /></a>« Ils ont semé en juin sous un soleil brulant. En septembre, les éléphants sont arrivés. Il ne reste rien. À Kalfou, un passage de pachydermes efface douze mois de labeur. »</em></strong></p>
<p>La protection des éléphants constitue un enjeu indispensable  pour la conservation de la biodiversité au Cameroun. Toutefois, dans l’Extrême-Nord, précisément à kalfou, la récurrence des conflits entre les populations et la faune sauvage soulève une question cruciale : une politique de conservation peut-elle vraiment  réussir lorsqu’elle est perçue comme une menace par les communautés riveraines ?</p>
<p>À Kalfou, cette interrogation s’impose au quotidien dans les villages confrontés aux incursions régulières  des éléphants. Les éléphants arrivent, ils détruisent le mil, broient le sorgho, le maïs ; le manioc, le niébé, défoncent les habitations et tuent les gens. Le paysan se retrouve face au néant : une année de travail, de sueur, d&rsquo;espoir, réduite à de la boue et des empreintes des pachydermes.</p>
<p>Au cours de notre enquête dans plusieurs villages de l’arrondissement, un constat général s’est imposé : les populations supportent seules les conséquences des incursions des éléphants.</p>
<p>Résultat : des familles sans réserves alimentaires pour la saison sèche. Des enfants qui partent à l&rsquo;école le ventre presque vide.</p>
<p>Les populations interrogées parlent d&rsquo;une voix unanime : « <em>elles veulent que les éléphants partent. </em><em>Pas de réserve de conservation. Pas de parc. Pas de compensation</em>, s<em>eulement le départ des éléphants de Kalfou </em>». Elles souhaitent avant tout retrouver des conditions de vie normales. Les habitants  demandent de pouvoir cultiver leurs terres sans craindre la destruction de leurs récoltes. Ils souhaitent circuler librement sans craindre une rencontre mortelle avec des animaux sauvages. Ainsi, ces revendications exprimées par les populations sont au-delàs de la simple question des dégâts matériels. Elles portent sur la place des communautés dans les décisions qui concernent leur territoire.</p>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3259" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/IMG_0944-300x225.jpg" alt="IMG_0944" width="300" height="225" />Les autorités locales avancent plusieurs pistes d’explication. Le maire évoque les causes profondes  notamment les perturbations subies par le parc national de waza au cours des dernières années  suite aux attaques de Boko Haram. Ce qui aurai modifié les habitudes de déplacement des éléphants et accentué leur présence dans les zones  de kalfou. Le sous-préfet confirme l’ampleur et l’urgence de la situation et précise que des mesures sont en train d’être prise mais lui-même reconnaît qu&rsquo;il n&rsquo;existe aucun projet concret visible à ce jour. L&rsquo;adjoint au maire chiffre plus de 600 déplacements. Il témoigne : « <em>ces incursions régulières entrainent des déplacements des populations </em>». Ainsi, des familles abandonnent leurs terres ancestrales, leurs maisons, leurs champs. Elles fuient, non pas une guerre, mais des animaux protégés par l&rsquo;État. Car, rester pour certains, c’est risquer sa vie. Partir, c&rsquo;est abandonner la seule terre que l&rsquo;on connaît, sans ressources, sans destination. À Kalfou, la peur ne se raconte plus. Elle s&rsquo;habite. Les femmes n&rsquo;osent plus aller aux champs seules. Les hommes veillent la nuit, sans armes, sans soutien. Mais personne, en haut, ne répond effacement. Pendant ce temps, à Goulourgou, Daïba, Playouri, Kaola, Bougaye, Loukol, Lokoro, Djimeta, Guinane, Wassane, à Guissia, etc des familles comptent ce qu&rsquo;il leur reste. Souvent : presque rien.<a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.10.43-1.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3063" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2025-02-12-at-16.10.43-1-300x135.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-02-12 at 16.10.43 (1)" width="300" height="135" /></a></p>
<p>Face à cette situation, la conservation ne devait être pensée uniquement à travers la protection de la faune. Elle doit également intégrer la protection des droites populations riveraines. Protéger les éléphants est nécessaire. Garantir la dignité et la sécurité des populations l’est tout autant.</p>
<p>Le conflit homme-éléphant à Kalfou n&rsquo;est pas une fatalité. C&rsquo;est une politique ou plutôt, son absence ?</p>
<p>Benoît MADAGAL, Earth Cameroon.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>KALFOU PLEURE, L&#8217;ÉTAT REGARDE : COMBIEN D’ANNEES FAUDRA-T-IL ENCORE ?</title>
		<link>https://rural-info.net/kalfou-pleure-letat-regarde-combien-dannees-faudra-t-il-encore/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 09:28:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture & Elèvage]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’arrondissement de kalfou, le conflit homme-faune est une terreur qui ne date pas d&#8217;hier. Depuis 2008, les incursions des éléphants dans les villages de kalfou ne s&#8217;arrêtent plus. Elles sont devenues une crise humanitaire. Chaque année, les populations font face impuissantes à la destruction de leurs cultures, de leurs habitations et à la perte ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-29-at-11.11.06.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3254" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/WhatsApp-Image-2026-05-29-at-11.11.06-300x225.jpeg" alt="WhatsApp Image 2026-05-29 at 11.11.06" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Dans l’arrondissement de kalfou, le conflit homme-faune est une terreur qui ne date pas d&rsquo;hier. Depuis 2008, les incursions des éléphants dans les villages de kalfou ne s&rsquo;arrêtent plus. Elles sont devenues une crise humanitaire. Chaque année, les populations font face impuissantes à la destruction de leurs cultures, de leurs habitations et à la perte de vies humaines. Pourtant, malgré les multiples alertes, aucune solution concrète et durable n’est encore prise.</p>
<p>De Daïba à Kaoula, de Bougaï à Gada Karal, de Wourou Malsambo à Guinan, de Playouri à Goulourgou, en passant par Guissia et Hamdalao, aucun village n&rsquo;est épargné, le constat est le même: Kalfou entier pleure. Les incursions des éléphants sont régulières dans les villages et les champs. Partout, les habitants expriment la même désolation.</p>
<p>Au cours de notre enquête de terrain, les populations expriment une existence marquée par la peur permanente. Des morts dans les champs, des morts sur les chemins, des morts chez eux. Des pères de famille, des jeunes, des enfants, des femmes. Des paysans qui allaient simplement nourrir leurs enfants. À cela s&rsquo;ajoutent des habitations endommagées ou totalement détruites, des champs dévastés, des récoltes entières anéanties. Les villageois vivent désormais au rythme des alertes annonçant la présence des pachydermes. « <em>Tout le temps, les éléphants passent, mangent toutes nos cultures et détruisent nos maisons. Ils blessent et tuent les gens et nous ne pouvons pas nous défendre. » </em>Expriment les villageois<em>.</em></p>
<p>Les conséquences de ce phénomène constituent un important manque à gagner pour les populations locales. Dans une région où l’agriculture constitue la principale source de revenus, la destruction des cultures plonge les  ménages dans une profonde précarité. Les réserves alimentaires disparaissent avant même les récoltes. Pour plusieurs familles, la faim n’est plus une menace future mais une réalité quotidienne.</p>
<p>Les autorités locales affirment reconnaitre l’ampleur du problème, mais restent encore muettes face aux cris des populations. Sur le terrain, il n’existe aucune action concrète capable de limiter les incursions des pachydermes. Ce qui nourrit désormais un sentiment d’abandon. Ainsi, les populations ont le sentiment que leurs souffrances sont connues mais ne sont prises en compte. Pendant les meetings politiques, des promesses sont faites mais jamais concrétisées. Les éléphants, eux, continuent de détruire les champs et de menacer les populations.</p>
<p>La question qui se pose aujourd’hui est simple : combien de victimes faudra-t-il avant qu’une réponse durable soit apportée à cette crise ?</p>
<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/1.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3252" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/06/1-300x276.jpg" alt="1" width="300" height="276" /></a>La protection de la biodiversité constitue une obligation légitime. Cependant, aucun objectif de conservation ne peut être durable s’il s’accompagne de la précarisation des populations riveraines. La sécurité et les droits des citoyens doivent demeurer avant tout une priorité de l’action publique.</p>
<p>À Kalfou, les populations n’attendent plus des promesses. Elles attendent des solutions. Sans dispositif de refoulement opérationnel, sans réhabilitation des corridors, sans compensation digne, les populations de Kalfou affrontent seules cette catastrophe. Chaque saison qui passe sans réponse efficace rapproche davantage l’arrondissement d’une crise sociale et alimentaire dont les conséquences pourraient être lourdes pour l’ensemble du Mayo-Danay voire même de la région.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Benoît MADAGAL, Earth Cameeroon.</p>
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		<item>
		<title>L’INTÉGRATION DE L’APPROCHE DE CONSERVATION BASÉE SUR LE RESPECT DES DROITS HUMAINS DANS LA GESTION DE LA RÉSERVE DE FAUNE DU DJA</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:51:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[RESUME La recherche présentée dans ce mémoire porte sur l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la gestion de la Réserve de Faune du Dja (RFD). L’objectif est d’identifier et d’analyser les différentes stratégies pouvant permettre l’intégration de cette approche de conservation dans la gestion de la RFD. Comment ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>RESUME</p>
<p>La recherche présentée dans ce mémoire porte sur l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la gestion de la Réserve de Faune du Dja (RFD). L’objectif est d’identifier et d’analyser les différentes stratégies pouvant permettre l’intégration de cette approche de conservation dans la gestion de la RFD. Comment intégrer l&rsquo;approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la conservation de la biodiversité de la RFD ? Telle est la question qui dirige notre recherche. Sur la base d’une enquête qualitative réalisée auprès des personnels du Service de la Conservation (SC), des populations riveraines et des ONG partenaires et actrices dans la conservation de la biodiversité de la RFD, nous identifions et analysons les principales difficultés liées à l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains dans la gestion de la RFD et ressortons les différentes stratégies pour faciliter l’intégration de cette approche. L’intérêt d’une telle démarche qui mobilise la théorie des parties prenantes, la théorie des logiques d’action et la théorie des champs, est d’analyser les conflits structurels qui opposent les principales parties prenantes à la gestion de la RFD à savoir le SC, les ONG et les populations riveraines. Les résultats montrent que la faible implication des populations autochtones et communautés locales (PACL) dans la gestion de la RFD est à l’origine des conflits structurels entres les parties prenantes, lesquels conflits compliquent l’intégration de l’approche de conservation basée sur le respect des droits humains. En conclusion, l’intégration de l’approche de conservation de la biodiversité axée sur le respect des droits humains dans la gestion de la RFD passe par une réforme structurelle. Cette dernière peut se faire soit par la réforme de la loi de 1994 qui guide les actions du SC et structurent les interactions au sein de la réserve, soit par la conclusion d’un mémorandum d’entente entre le SC et les populations riveraines sur des principes qui ne sont pas pris en compte par la loi de 1994.</p>
<p><strong>Mots clés</strong> : Aire protégée, Conservation de la biodiversité, Droit humain, PACL, RFD.</p>
<p>ABSTRACT</p>
<p>The research presented in this thesis focuses on the integration of the conservation approach based on respect for human rights in the management of the Dja Fauna Reserve (DFR). The objective is to identify and analyze the different strategies that can allow the integration of this conservation approach into the management of DFR. How to integrate the conservation approach based on respect for human rights in the conservation of biodiversity in the DFR? This is the question that directs our research. On the basis of a qualitative survey carried out among the staff of the Conservation Service (CS), local populations and NGO partners and actors in the conservation of the biodiversity of the DFR, we identify and analyze the main difficulties related to the integration of the conservation approach based on respect for human rights in the management of the DFR and we highlight the different strategies to facilitate the integration of this approach. The interest of such an approach, which mobilizes the theory of stakeholders, the theory of action logics and the theory of fields, is to analyze the structural conflicts which oppose the main stakeholders in the management of DFR, namely the SC, NGOs and local populations. The results show that the weak involvement of the indigenous populations and local communities (IPLC) in the management of the DFR is at the origin of the structural conflicts between the stakeholders, which conflicts complicate the integration of the conservation approach based on the respect for human rights. In conclusion, the integration of the biodiversity conservation approach based on respect for human rights in the management of the DFR requires a structural reform. The latter can be done either through the reform of the law of 1994 which guides the actions of the CS and structure interactions within the reserve, or by the conclusion of a memorandum of understanding between the CS and the neighboring populations on principles which are not taken into account by the law of 1994.</p>
<p><strong>Keywords</strong>: Protected area, Biodiversity conservation, Human rights, IPLC, DFR.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/MEMOIRE-MASTER-ALAIN-DJAWA-WALDJO.pdf" target="_blank">Télécharger le document en PDF ici!</a></span></h2>
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		</item>
		<item>
		<title>VERS UNE SECURISATION FONCIERE ACCESSIBLE AUX POPULATIONS VULNERABLES AU CAMEROUN</title>
		<link>https://rural-info.net/vers-une-securisation-fonciere-accessible-aux-populations-vulnerables-au-cameroun/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 11:56:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Cameroun, l’accès au titre foncier reste un véritable parcours du combattant pour les populations démunies. Procédures complexes, coûts élevés et lenteurs administratives découragent de nombreux citoyens, les poussant souvent à la résignation. Pour répondre à cette problématique, le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF), avec l’appui de la GIZ-ProPFR, a ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2016/07/accaparement.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1469" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2016/07/accaparement.jpg" alt="accaparement" width="245" height="206" /></a>Au Cameroun, l’accès au titre foncier reste un véritable parcours du combattant pour les populations démunies. Procédures complexes, coûts élevés et lenteurs administratives découragent de nombreux citoyens, les poussant souvent à la résignation. Pour répondre à cette problématique, le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF), avec l’appui de la GIZ-ProPFR, a mené trois années de réflexion afin de simplifier la sécurisation des terres.</p>
<p>Cette démarche a abouti, le 20 février 2026, à la publication d’une lettre circulaire instituant deux documents intermédiaires entre l’usage coutumier et le titre foncier?: l’attestation de reconnaissance des droits fonciers coutumiers et l’attestation de jouissance paisible des terres. Gratuits et délivrés par les chefs de village ou de quartier, ces documents représentent une avancée majeure pour les populations vulnérables.</p>
<p>Leur utilité est multiple?:</p>
<ul>
<li>Ils peuvent servir de preuve dans une procédure d’indemnisation pour justifier la propriété des constructions ou des mises en valeur réalisées sur un terrain.</li>
<li>Ils offrent une solution aux petits producteurs, notamment dans le cadre de la réglementation européenne sur la déforestation, en attestant de leur droit d’usage des terres cultivées.</li>
<li>Ils permettent aux femmes mariées, veuves ou divorcées de démontrer qu’un terrain leur a été légué par leur famille.</li>
</ul>
<p>Cette innovation marque un tournant vers une justice foncière plus inclusive. Elle ouvre la voie à une sécurisation progressive, adaptée aux réalités locales, et redonne espoir aux populations longtemps exclues des procédures classiques.</p>
<p>Par Alain DJAWA WALIDJO.</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/modalités-de-reconnaissance-dune-attestation-de-droit-foncier.pdf" target="_blank">Télécharger le document en PDF ici.</a></span></h2>
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		</item>
		<item>
		<title>La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels signée par le MINDCAF.</title>
		<link>https://rural-info.net/la-lettre-circulaire-instituant-une-lettre-de-non-objection-des-chefs-traditionnels-a-ete-signee-par-le-mindcaf/</link>
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		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 09:51:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Foncier]]></category>

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		<description><![CDATA[La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels. Cette lettre reconnaît les attestations de jouissance paisible des terres et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers comme élément de preuve pour formuler une objection a une demande d&#8217;immatriculation foncière. Télécharger la lettre en PDF ici.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>La lettre circulaire instituant une lettre de non objection des chefs traditionnels.</strong></h1>
<p>Cette lettre reconnaît les attestations de jouissance paisible des terres et de reconnaissance des droits fonciers coutumiers comme élément de preuve pour formuler une objection a une demande d&rsquo;immatriculation foncière.</p>
<h2><span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2026/02/CamScanner-31-12-2025-09.05.pdf" target="_blank">Télécharger la lettre en PDF ici.</a></span></h2>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>RAPPORT_WEBINAIRE DU 16 DECEMBRE 2025 SUR LE CONFLIT HOMME FAUNE DANS LA REGION DE L&#8217;EXTRÊME-NORD</title>
		<link>https://rural-info.net/rapport_webinaire-du-16-decembre-2025-sur-le-conflit-homme-faune-dans-la-region-de-lextreme-nord/</link>
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		<pubDate>Tue, 23 Dec 2025 11:46:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[COMPTE RENDU DU WEBINAIRE SUR LE CONFLIT HOMMES–FAUNE DANS LA REGION DE L’EXTREME-NORD DU CAMEROUN Contexte et organisation L’Association Earth Cameroon a organisé, le 16 décembre 2025, un webinaire consacré à la problématique du conflit Hommes–faune dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun. La rencontre s’est tenue en ligne via la plateforme Zoom, de 10h00 ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2024-12-27-at-10.18.34-Copie-2.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3121" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/02/WhatsApp-Image-2024-12-27-at-10.18.34-Copie-2-300x300.jpeg" alt="WhatsApp Image 2024-12-27 at 10.18.34 - Copie (2)" width="300" height="300" /></a>COMPTE RENDU DU WEBINAIRE SUR LE CONFLIT HOMMES–FAUNE DANS LA REGION DE L’EXTREME-NORD DU CAMEROUN</strong></p>
<ul>
<li><strong>Contexte et organisation</strong></li>
</ul>
<p>L’Association Earth Cameroon a organisé, le 16 décembre 2025, un webinaire consacré à la problématique du conflit Hommes–faune dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun. La rencontre s’est tenue en ligne via la plateforme Zoom, de 10h00 à 12h00 heure du Cameroun (09h00 – 11h00 GMT).</p>
<p>Ce webinaire avait pour finalité de mobiliser les acteurs institutionnels, nationaux et internationaux, ainsi que les partenaires techniques et financiers (PTF), autour des enjeux liés à la cohabitation entre les communautés locales et la faune sauvage, en particulier dans la commune de Kalfou.</p>
<ul>
<li><strong>Objectifs spécifiques</strong></li>
</ul>
<p>Les objectifs poursuivis étaient les suivants :</p>
<ul>
<li>Favoriser la concertation entre les institutions nationales (MINFOF, MINEPAT) et les PTF sur la gestion du conflit Hommes–faune ;</li>
<li>Mettre en avant le PLADDT (Plan Local d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire) comme approche inclusive et pacifique de résolution des conflits ;</li>
<li>Identifier des mesures urgentes pour la sécurisation de la Réserve de faune de Kalfou (RFK) ;</li>
<li>Explorer la faisabilité d’un projet structurant dans la commune de Kalfou.</li>
</ul>
<p>La thématique centrale retenue était : <strong>« Le PLADDT, une solution au conflit Hommes–faune dans le Septentrion ? » </strong></p>
<ul>
<li><strong>Modération et interventions</strong></li>
</ul>
<p>La session a été modérée par <strong>M. Justin KAMGA</strong>, Coordonnateur de l’ONG FODER. Les principaux intervenants étaient :</p>
<ul>
<li><strong> Jeannette LEUMAKO</strong>, Enseignante-Chercheure à l’Université de Yaoundé I et Directrice de Earth-Cameroon ;</li>
<li><strong> François EBOUKI</strong>, Chargé d’Études à la Direction de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT) ;</li>
<li><strong> Alain DJAWA WALIDJO</strong>, Doctorant, Expert en Développement rural et Employé de Earth Cameroon.</li>
<li><strong>Thèmes abordés</strong></li>
</ul>
<p>Les échanges se sont articulés autour des axes suivants :</p>
<ul>
<li>Contexte et fondements du conflit Hommes–faune autour de la Réserve de Kalfou ;</li>
<li>État des lieux des dommages, solutions déjà mises en œuvre et leurs limites ;</li>
<li>Le PLADDT comme approche institutionnelle durable pour un règlement pacifique ;</li>
<li>Autres pistes de solutions favorisant une coexistence harmonieuse entre communautés et faune sauvage dans l’Extrême-Nord.</li>
<li><strong>Constats majeurs</strong></li>
<li>La Réserve de Kalfou connaît une augmentation significative de la population d’éléphants, passée d’environ 100 individus à plus de 300 en une décennie.</li>
<li>La pression démographique, la recherche de terres fertiles et le prélèvements anthropiques à des fins de subsistance dans la réserve ont entraîné une dégradation accélérée des habitats naturels, réduisant la capacité de la réserve à répondre aux besoins de la faune.</li>
<li>La capacité de charge écologique de la Réserve de Kalfou, d’une superficie de 6 400 hectares, demeure largement insuffisante pour soutenir une population de plus de 300 éléphants. Dans un contexte de variabilité pluviométrique et en l’absence d’un plan de gestion opérationnel, les ressources trophiques et hydriques disponibles ne permettent de couvrir les besoins de cette population que durant environ un mois après la saison des pluies, ce qui fragilise la résilience des écosystèmes et exacerbe les risques de conflits Hommes–faune.</li>
<li>Les corridors écologiques, notamment ceux reliant Waza, sont également dégradés, accentuant les intrusions des éléphants dans les zones habitées.</li>
<li>L’insécurité dans la région de l’Extrême-Nord induit des déplacements contraints des populations d’éléphants, lesquelles tendent à rechercher des zones de quiétude relative. Ce phénomène se traduit par une concentration accrue des individus dans la Réserve de Kalfou, qui devient un espace refuge en l’absence de corridors fonctionnels et sécurisés.</li>
<li>Les dégâts causés par ces intrusions aggravent la vulnérabilité des populations locales, déjà affectées par les effets du changement climatique.</li>
<li>La situation est désormais jugée insoutenable, nécessitant une action politique urgente et concertée.</li>
<li><strong>Propositions et perspectives</strong></li>
</ul>
<p>Les participants ont convenu de :</p>
<ul>
<li>L’élaboration et la mise en œuvre du PLADDT, solution institutionnelle mise en avant par le MINEPAT et la coopération technique allemande (GIZ) depuis plus de deux ans ;</li>
<li>Mobiliser les financements disponibles, notamment le fonds commun de la GIZ, conditionné à l’implication des ministères compétents, des Collectivités territoriales Décentralisées (CTD) et des ONG ;</li>
<li>Aborder la problématique de manière globale, en incluant l’ensemble des parcs, réserves et corridors d’éléphants depuis Waza ;</li>
<li>Promouvoir des projets structurants et inclusifs pour assurer une cohabitation pacifique et durable entre les communautés et la faune sauvage.</li>
</ul>
<p>Dans cette dynamique, il est souhaitable que l’année 2026 soit marquée par des rencontres au plus haut niveau avec l’ensemble des acteurs clés, en vue de la mise sur pied d’un projet structurant qui apportera des réponses concrètes au conflit Hommes–faune, non seulement autour de la Réserve de faune de Kalfou, mais également dans l’ensemble des parcs et corridors servant de zones de migration des éléphants.</p>
<ul>
<li><strong>Participants</strong></li>
</ul>
<p>Le webinaire a réuni 37 participants, parmi lesquels des représentants d’ONG, d’institutions publiques, de la coopération internationale et des chercheurs.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Ce webinaire a permis de dresser un état des lieux précis de la crise Hommes–faune dans l’Extrême-Nord et de mettre en exergue l’urgence d’une réponse institutionnelle et partenariale. Le PLADDT apparaît comme une solution stratégique et durable, susceptible de fédérer les acteurs autour d’une vision commune de développement territorial et de conservation. Les partenaires techniques et financiers sont appelés à soutenir cette démarche afin de garantir la pérennité des écosystèmes et la sécurité des communautés locales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par Alain DJAWA WALIDJO</p>
<p>Earth Cameroon</p>
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		</item>
		<item>
		<title>KALFOU SOUS LA MENACE : LE RETOUR PRECOCE DES ELEPHANTS RAVIVE LA PEUR ET FAIT FLANER LE SPECTRE D’UNE FAMINE SANS PAREIL DANS LES JOURS A VENIR</title>
		<link>https://rural-info.net/kalfou-sous-la-menace-le-retour-precoce-des-elephants-ravive-la-peur-et-fait-flaner-le-spectre-dune-famine-sans-pareil-dans-les-jours-a-venir/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 10:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[A Kalfou, les éléphants sont de retour, et cette fois, bien trop tôt. Alors que les récoltes sont encore au champ, les pachydermes quittent leur réserve, faute d’une équipe d’encadrement et de refoulement opérationnelle. Ce retour précipité depuis le mois de septembre 2025 annonce une saison de ravages pour les populations villageoises déjà fragilisées par ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-15-at-09.57.28.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3219" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-15-at-09.57.28-134x300.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-10-15 at 09.57.28" width="134" height="300" /></a>A Kalfou, les éléphants sont de retour, et cette fois, bien trop tôt. Alors que les récoltes sont encore au champ, les pachydermes quittent leur réserve, faute d’une équipe d’encadrement et de refoulement opérationnelle. Ce retour précipité depuis le mois de septembre 2025 annonce une saison de ravages pour les populations villageoises déjà fragilisées par les aléas climatiques et l’insécurité alimentaire au vue des récoltes attendues cette année.</p>
<p>Dans les localités de <strong>Goulourgou, de Gobio, de Louggol Gasso</strong>, les dégâts sont déjà visibles : champs piétinés et espoirs anéantis. Les villageois, désespérés, redoutent une famine plus sévère que celle de l’année précédente. « <em>J&rsquo;ai pitié de mes petits frères, une autre année des néants encore aux examens dans la zone, inondation par ci et pachyderme par là. Avec cette période de récolte, l&rsquo;heure est grave </em>», confie un habitant de Kalfou à l’annonce du passage des éléphants.</p>
<p>Face à cette situation, le sous-préfet de Kalfou a lancé un appel sur les réseaux sociaux le 22 octobre 2025, invitant les victimes à venir se signaler à la sous-préfecture : « <em>Je partage la douleur de tous ceux qui ont été victimes des éléphants. Je leur demande de passer à la sous-préfecture se faire recenser en nous apportant des indications sur l&rsquo;ampleur des dommages causés par les pachydermes</em>. »  Mais ce message passe mal. Les populations ne veulent pas seulement être recensées, elles veulent des actions concrètes. Elles réclament le refoulement immédiat des éléphants, une mesure préventive qui, selon elles, aurait dû être anticipée.</p>
<p>« <em>On nous demande de venir déclarer nos pertes, mais à quoi bon?? Les compensations sont dérisoires, parfois inexistantes. Ce que nous voulons, c’est qu’on éloigne les éléphants avant qu’il ne soit trop tard </em>», s’indigne un agriculteur à la suite du message du Sous-préfet sur la plateforme numérique utilisé par l’autorité administrative pour passer son message.</p>
<p>Le silence des autorités compétentes sur la mise en place d’un dispositif de refoulement inquiète. À Kalfou, l’alerte est lancée : sans intervention rapide, la crise alimentaire s’intensifiera, et les éléphants, jadis symboles de majesté, deviendront les visages d’une tragédie annoncée.</p>
<p>Alain DJAWA WALIDJO</p>
<p>&nbsp;</p>
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		</item>
		<item>
		<title>LES ELEPHANTS : ENTRE CONSERVATION ECOLOGIQUE ET PRESSION SOCIALE.</title>
		<link>https://rural-info.net/les-elephants-entre-conservation-ecologique-et-pression-sociale/</link>
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		<pubDate>Thu, 23 Oct 2025 10:52:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Forêts & Faune]]></category>

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		<description><![CDATA[La création du parc national de Ma Mbed Mbed dans l’Extrême-Nord du Cameroun, destinée à protéger les éléphants et leurs couloirs migratoires, a engendré une vive contestation des communautés locales. Parallèlement, les attaques de pachydermes dans les villages voisins soulèvent des questions sur la viabilité d’un modèle de conservation excluant les populations riveraines. Cet article ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-15-at-09.57.33.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3220" src="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/10/WhatsApp-Image-2025-10-15-at-09.57.33-134x300.jpeg" alt="WhatsApp Image 2025-10-15 at 09.57.33" width="134" height="300" /></a>La création du parc national de Ma Mbed Mbed dans l’Extrême-Nord du Cameroun, destinée à protéger les éléphants et leurs couloirs migratoires, a engendré une vive contestation des communautés locales. Parallèlement, les attaques de pachydermes dans les villages voisins soulèvent des questions sur la viabilité d’un modèle de conservation excluant les populations riveraines. Cet article analyse les tensions entre protection de la biodiversité et droits humains, à partir de témoignages et données issues de sources secondaires. En effet, la conservation des éléphants en Afrique centrale repose sur la création d’aires protégées et de corridors migratoires. Toutefois, cette approche entre en conflit avec les réalités sociales et économiques des communautés locales. Le cas du parc national de Ma Mbed Mbed (MMM), créé en 2020 dans l’Extrême-Nord du Cameroun, illustre les tensions croissantes entre écologie et justice sociale.</p>
<ol>
<li><strong> Le Parc Ma Mbed Mbed : une aire protégée contestée</strong></li>
</ol>
<p>Le parc MMM, d’une superficie de 12 000 hectares, a été établi pour faciliter les migrations des éléphants entre la réserve de Binder Léré (Tchad) et celle de Kalfou (Cameroun). Cependant, les communautés Toupouri, installées dans cette zone depuis plus d’un demi-siècle, dénoncent une expropriation déguisée. Le coordonnateur de l’Association nationale culturelle Toupouri affirme à ce sujet : « <em>Sur le site, il y a des villages qui existent depuis 1955. Les gens sont nés là-bas, ils ont enterré leurs parents et leurs grands-parents sur le site</em> »<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Les populations locales ont manifesté à plusieurs reprises depuis 2025 pour exiger l’annulation du décret de création du parc, signé par le premier ministre Joseph Dion Ngute. Plusieurs OSCs, à l’instar de Green-peace, ont pris position en faveur de ces populations. Selon Fabrice Lamfu, chargé de campagne forêt chez Greenpeace, il est important de mettre sur pied un modèle de conservation axé sur les droits humain. C’est ce qui justifie le fait qu’il affirme que « <em>Greenpeace Afrique reste une organisation centrée sur l’être humain, qui donne la priorité à l’implication totale des communautés</em> »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>. Il apparait de ce propos que la participation communautaire dans les projet de conservation est une nécessité. Elle pourait contribuer à faciliter la gestion de tels projets et à limiter les conflits récurrents entre populations locales et faune sauvage.</p>
<ol start="2">
<li><strong> Les éléphants : entre espèce protégée et menace directe</strong></li>
</ol>
<p>Les éléphants, censés être protégés par le parc, sont à l’origine de nombreux incidents dans les villages environnants. Ils mettent les populations locales dans une quasi impossibilité d’exercer leurs activités de subsistance ou d’en jouir, mais aussi, ils les laissent dans une psychose qui rend leur vécu difficile lorsqu’ils ne leur ôtent tout simplement pas la vie. Le Rural-info.net écrit à ce sujet : « <em>Au Cameroun, la dignité humaine est de plus en plus sacrifiée sur l&rsquo;autel de la protection de la faune sauvage. Les fauves prennent de plus en plus de vies humaines, même dans les espaces réservés aux activités de subsistance durable des populations locales</em> »<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. À Kalfou, des pachydermes ont détruit des habitations, ravagé des cultures et tué plusieurs personnes. Les témoignages suivants, émanant des communautés victimes illustrent bien cette situation :</p>
<p>« <em>Un éléphant est passé dans la maison d’une veuve, il a arraché la toiture, est entré dans sa cuisine, a bouffé plus de 10 sacs de mil et a écrasé la maison.</em> »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a> « <em>Tout le temps, les éléphants mangent toutes nos cultures et détruisent nos maisons. Ils blessent et tuent les gens et nous ne pouvons pas nous défendre </em>», déplore Djafsia, agriculteur à Kalfou<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>.</p>
<p>Face à la colère des populations, le gouverneur de la region de l’Etrême-Nord, Midjiyawa Bakary, a autorisé en janvier 2025 une battue administrative contre un éléphant solitaire<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>. Cette note administrative peut laisser penser qu’il s’agit d’un éléphant isolé en divagation, pourtant, on a bel et bien à faire à des troupes nombreuses qui sèment la terreur partout ou ells passent. En dehors de la note du gouverneur, plusieurs autorités des adaministrations centrales ont fait des visites dans les arrondissements affectées, laissant des promesses qui sont jusqu’alors restées lettres mortes.</p>
<ol start="3">
<li><strong> Causes du conflit</strong></li>
<li><strong> Vers une conservation inclusive</strong></li>
</ol>
<p>La conservation inclusive est une approche de la protection de la biodiversité qui reconnaît que les communautés locales et autochtones ne sont pas seulement les bénéficiaires de la biodiversité, mais aussi des acteurs clés dans sa préservation. Contrairement aux modèles traditionnels de conservation qui reposent sur des aires protégées strictes souvent imposées &laquo;&nbsp;d’en haut&nbsp;&raquo;, la conservation inclusive favorise le dialogue, la participation active et la co-gestion des ressources naturelles. Dans le cas du Parc national de Ma Mbed Mbed, les revendications des communautés Toupouri illustrent l’absence de conservation inclusive : le parc a été créé sans consultation, menaçant des villages existants depuis des générations.</p>
<p>L’approche de conservation inclusive est encouragée par nombre d’acteurs qui explorent le domaine de la conservation de la biodiversité. C’est ainsi que Greenpeace Afrique appellent à revoir ce modèle jusque-là appliqué. Elle affirme par la voix de son chargé de campagne forêt : «  <em>lorsqu’une décision est prise sans le consentement libre, informé et préalable des communautés, cela peut conduire à des situations aussi délicates que celle-là.</em> »<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a> Il faut donc quitter ce modèle de conservation qui exclut automatiquement les populations riveraines des projets de conservation et prioriser une conservation inclusive, qui intègre l’ensemble des parties prenantes, et prioritairement les populations riveraines, dans le processus de decision en ce qui concerne la création et la gestion des aires protégées.</p>
<p>Toutefois, la conservation inclusive n’est pas un idéal utopique, mais une réponse pragmatique aux conflits environnementaux contemporains. Elle remet l’humain au centre de la nature, et transforme les populations de « victimes » en partenaires de solutions. Dans le cas du Cameroun, elle représente une voie crédible pour protéger les éléphants tout en garantissant la dignité, la sécurité et les droits des communautés locales.</p>
<p>En fin de compte, le conflit homme-faune dans l&rsquo;Extrême-Nord du Cameroun met en exergue la complexité d&rsquo;une coexistence entre conservation écologique et pression sociale. Ainsi cet article démontre que la préservation des éléphants et la sécurité des communautés ne sont pas antagonists, mais interdépendantes. Seule une gestion concertée, équitable et fondée sur le dialogue pourra garantir une paix durable entre l&rsquo;homme et la faune.</p>
<p>Références</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Propos recueilli par Mongaboy et cite dans l’article intitulé Les communautés exigent le déclassement d&rsquo;un parc transfrontalier&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <em>Idem</em>.</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Alain Djawa Walidjo, 2025, “Conflit homme-faune au cameroun : un appel au respect de la dignité humaine”, in Le rural-info.net</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Témoignage de Oumarou Tamboutou, adjoint au maire de Kalfou, Recueilli par Mongaboy</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Cité par Stupnik news dans son article intitule “Cameroun : les éléphants tueurs d&rsquo;hommes</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Autorisation de battue administrative N°000004/ABA/K/SG/DAAJ</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> <em>Cf.</em> Stupnik news-cameroun : “les éléphants tueurs d&rsquo;hommes.&nbsp;&raquo;</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Idem.</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Fabrice Lamfu, Greenpeace Afrique.</p>
<p>Par Anaëlle DASSI</p>
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		<item>
		<title>ETAT DES LIEUX DE LA SITUATION DU RESPECT DES DROITS DES POPULATIONS RIVERAINES DES PROJETS D&#8217;EXPLOITATION DES RESSOURCES NATURELLES ET DE CONSERVATION DE LA BIODIVERSITE AU CAMEROUN</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 11:55:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Rapports Annuels]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 29 juillet 2025, a été présenté lors d&#8217;une conférence dans la salle Saint-Jean de Mvolyé le rapport sur l&#8217;état des lieux de la situation du respect des droits des populations riveraines des projets d&#8217;exploitation des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité au Cameroun.  Trouvez ici en PDF ce rapport ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;">Le 29 juillet 2025, a été présenté lors d&rsquo;une conférence dans la salle Saint-Jean de Mvolyé le rapport sur l&rsquo;état des lieux de la situation du respect des droits des populations riveraines des projets d&rsquo;exploitation des ressources naturelles et de conservation de la biodiversité au Cameroun. </span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><span style="color: #ff0000;"><a href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/08/Earth_CAMEROON_Rapport-AnnueL-24-25A4-4.pdf" target="_blank">Trouvez ici en PDF ce rapport </a></span></span></h2>
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		<title>APPEL A CONTRIBUTION POUR OUVRAGE COLLECTIF</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 10:51:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Earth Cameroon]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Titre : Exploitation des carrières de pierres au Cameroun : acteurs, enjeux et effets induits Contexte Le Cameroun dispose d’atouts naturels indéniables qui lui ont valu d’être appelé Afrique en miniature (SND 30 : 36). Parmi ces atouts, on classe son fort potentiel minier dont l’extraction est censée contribuer à son émergence à l’horizon 2035. ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Titre :</span> Exploitation des carrières de pierres au Cameroun : acteurs, enjeux et effets induits </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Contexte </strong></span></p>
<p>Le Cameroun dispose d’atouts naturels indéniables qui lui ont valu d’être appelé Afrique en miniature (SND 30 : 36). Parmi ces atouts, on classe son fort potentiel minier dont l’extraction est censée contribuer à son émergence à l’horizon 2035. L’activité extractive est séculaire ; elle a été pratiquée de tout temps par une multitude d’acteurs à petite, moyenne ou grande échelles dans le monde. Sur un plan national, son développement a pour ambition d’augmenter de façon décisive la production industrielle et de créer des bassins d’emplois stables et pérennes (SND30 : p. 45)</p>
<h2>Télécharger l&rsquo;offre d&rsquo;appel en pdf ici : <span style="color: #ff0000;"><a style="color: #ff0000;" href="http://rural-info.net/wp-content/uploads/2025/06/APPEL_A_CONTRIBUTION__Carrières-de-pierres.pdf">APPEL A CONTRIBUTION POUR OUVRAGE COLLECTIF </a></span></h2>
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